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Afriksenatorium

L'Afrique ne doit plus être trahie; les peuples ont soif de la vérité :et c'est à vous que je parle !

Editorial : Ma culture sans l’autre ?! | 25 février 2015

     Je jette ici mes filets, sans chercher à attraper une proie quelconque ; c’est seulement après que je pourrai vous dire si les mailles de mes filets ont pu retenir quelque animal. Chers lecteurs, savez-vous qui vous êtes ? d’où vous venez ? Les réponses à ces questions seront, sans aucun doute, multicolores : Nous sommes batonnu et nous venons de Nikki, diront certains, d’autres diront nous sommes mahinou et nous venons de  savalou, d’autres encore diront nous sommes des wémènous et nous venons d’Adjohoun, de Bonou, de Dangbo, d’Azowlissè ou des Aguégués ; bon nombre d’entre vous frapperont fièrement la poitrine pour se réclamer de telle autre aire culturelle, wassangari et autre, dont la tradition serait digne d’être citée dans les annales de l’UNESCO. Tout comme dans les fables de La Fontaine, le corbeau se découvre naïf et orgueilleux sous le regard du renard ; je puis dire que l’orgueil d’être un Aboméen, issu de la lignée royale est sans équivoque et semble étendre ses tentacules dans la langue du milieu, le Fon-gbé, une langue véhiculaire. Le Français du Parisien, l’Allemand du Berlinois,  le yoruba du Kétoi, le Adja-gbé de Dogbo, ou le Dendi du Malanville sont des véhicules d’expression des cultures. Regardons le lion, roi de la forêt, qui se fait petit, devant l’action du rat qui le libère des mailles du filet qui l’emprisonne. Une leçon de vie qui nous renvoie la moralité de ce qu’il n’est pas possible de concevoir ‘’ma culture sans les autres’’ ; mais avons-nous toujours besoin de l’autre pour nous connaître ? Voyons, au 18ème siècle l’idée de la culture est comme une "essence" qui colle aux peuples ; et que chaque peuple se caractérise par son "génie". Au Bénin, chaque groupe socioculturel défend sa culture comme la prunelle de son œil et tend à la mettre au-dessus des autres cultures existantes ; mais là, je vous avertis qu’on  rentre dans le virage de la crise identitaire, puisque, c’est au nom de cette conception de l’identité culturelle comme "essence nationale" que se font les guerres de leadership culturel et de choix d’une langue nationale à introduire dans le système éducatif formel, comme d’autres nations l’ont si bien réussi (l’Afrikans en Afrique du sud, le Yoruba au Nigéria, le wolof au Sénégal, etc ...) La difficulté qui empêche d’en arriver là, est tout simplement que chaque groupe social, voulant perpétuer la tradition, devient sa propre culture. Si mes filets devaient servir à ‘’arrêter’’ la fièvre culturelle qui s’empare des populations, le degré de température en feraient fondre les mailles :  les ressortissants du lac Ahémé et la communauté Houéda fêtent diversement, leur identité culturelle, dénommée le ‘’Nonvizan’’, traduit dans la langue de Molière comme ‘’le jour de la fraternité’’ ; les premiers ont proclamé urbi et orbi, leur 49è anniversaire ; tandis que les derniers ont célébré la 3è édition de Nonvizan le 31 mars 2013 ; les ressortissants de l’Atacora, eux-aussi, ont une identité culturelle, ‘’les arts et culture Tammari’’, FACTAM, en est le label, et ils en sont à la 4è édition  depuis  2013 ; les Mahinou de Kétou, descendus des collines de Savalou, crée leur propre retrouvaille culturelle, ‘’les arts et culture Nago, Mahi de Kétou ; il existe désormais une édition du festival ‘’des arts et culture de l’aire culturelle Mokolé’’, des ressortissants de  Kandi, et une fête annuelle Dogboto, pour les frères et les sœurs originaires de Dogbo. Prêtez-nous encore votre attention, pour retenir que la fête de la Gaani, qui regroupe toutes les populations wassangari et batombu est célébrée dans deux différentes aires culturelles : si à Nikki, la Gaani est célébré avec faste et orgueil, il l’est aussi, à Djougou, où elle est considérée comme la plus grande réjouissance populaire, célébrée depuis des millénaires, hyberbolise le comité d’organisation de la Gaani 2014. ‘’Le Nonvitcha’’, rencontre des frères et sœurs de  l’aire culturelle xwla est aussi vieux qu’une calendre grecque, et tout ça, au nom de l’identité culturelle. La 6è édition du ‘’wémèxwé’’ célébrée du 14 au 18 janvier 2015, consolide les liens entres tous les fils et filles des quatre communes de la vallée ; avec la participation de la diaspora et autres  alliés, à ces rancarts culturels, c’est les grandes retrouvailles. Comme cette fièvre, s’empare des peuples, elle n’est pas considérée comme un mal, puisque tout le monde veut être atteint. D’après Malewska, Tanon et Sabatier, le contact des cultures est source d’enrichissement mais aussi de questionnements: «Il bouleverse toujours l’individu, si celui-ci n’est pas seulement spectateur, il est obligé de vivre dans la durée selon deux codes culturels différents, parfois contradictoires et irréconciliables. Des choix apparents ou réels s’imposent à lui et l’amènent à réévaluer ses croyances et références de base en fonction du contexte, ou encore à se repositionner dans un parcours de vie, afin d’inclure de nouvelles perspectives identitaires et parfois à questionner son appartenance à un groupe ou des groupes». Il faut  dire que la marque déposée de ‘’wémèxwé’’, s’inscrit aussi dans la même dynamique que les autres peuples : se déterminer par rapport à sa culture ; mais alors, considérer sa culture comme celle des autres, c’est internaliser la culture de l’autre, dans un élan de nationalisme culturel, afin que triomphe, non pas des cultures individualisées, mais une culture authentique. Le réveil culturel, n’est pas encore là. J’ai lu Bakhtine qui a écrit: «je ne suis rien sans l’autre». Continuons d’y réfléchir. Merci pour l’attention ! Culturellement vôtre… !
 
Par Martin Aïhonnou

 

Publié par tacirsus à 17:39:46 dans Société | Commentaires (0) |

Braquage s sanglants répétés avec perte en vies humaines des forces de sécurité : Nécessité d’huiler le système de sécurité de Houndégnon | 20 octobre 2014

Le DGPN dans un interrogatoire musclé

(Le  ministre  Simplice  CODJO  interpellé)

Pour éviter que  les agents de force  de l’ordre  finissent dans des bains de sang,  lors de leurs interventions  sur les lieux pris d’assaut par les braqueurs,  il  urge de prendre le taureau  par  les cornes.  Pour il  y arriver, Simplice CODJO, nouveau  ministre de la sécurité doit sortir le grand jeu.

Par Martin Aïhonnou

La police  a essuyé plusieurs défaites face aux malfrats au cours de cette année avec la perte en vies humaines de plusieurs agents de sécurité ; la preuve en est encore donné pas plus tard que le mardi 13 octobre 2014 avec la mort de trois policiers, cueillis  à froid, par le braqueur qui montait la garde ; il en a blessé grièvement un civil ; après avoir semé cette gaffe et commis son forfait, le gang a eu le temps de se volatiliser dans la nature. A l’analyse des faits, il y a lieu de se demander le mode opératoire de la police face aux malfrats.  Comment se fait-il  que des malfrats sont plus armés que nos forces de sécurité publique ? Comment se fait-il qu’ils manipulent aussi facilement les armes plus que les policiers ? Comment se fait-il  qu’ils arrivent à contourner les dispositifs de nos forces de sécurité? Le constat en est fait que les malfrats opèrent en toute quiétude, dans  un  environnement   sensé être sécurisé. ; puisque  sur trois carrefours à Cotonou, sauf erreur,  il y  a la présence de policiers sur deux ; et pourtant des gangsters, ciblent leurs victimes, opèrent sans soucis, foudroient tous sur leur passage et disparaissent sans trace.  Pour tous ses questionnements, il va falloir soumettre, le Directeur Général de la police, Philippe Houndégnon, à un  interrogatoire musclé. Lorsque  la pègre vient à défier, à maintes reprises, la force publique, il y a lieu de  se poser maintes questions. J’ai encore en mémoire, le scénario, tristement célèbre  du marché Dantokpa,  où le gang qui a tenu tout le monde au respect, pendant environ une heure d’horloge,  pris le butin, s’enfuit par voie maritime, laissant des policiers dans un bain de sang.  L’analyse des  scénarii, et des modes opératoires des malfrats doivent nous édifier.  Mieux, une attention particulière, doit aussi être accordée  à la formation des jeunes recrues,  qui s’illustrent malheureusement mieux sur d’autre terrain de prédilection, que dans des cas d’épreuves de sécurité et de défense.  Analysons les différentes  postures des policiers qui sont tombés sous les balles du gang de Jéricho et tirons des conclusions. Le maniement  efficient des armes en toutes circonstances,  doit  devenir un reflexe, chez le policier  ou le soldat. Blanc bonnet, bonnet blanc!

Il  va  sans dire que la sécurité des biens et des personnes est une question de politique nationale, et le  nouveau  ministre de la sécurité publique  et des cultes, doit mieux s’occuper de ce volet : motiver les forces de sécurité publiques,  adopter une politique de surveillance des frontières sur la circulation des Armes Légères  et de Petits Calibres (ALPC) ; positionner une équipe mixe de force de sécurité et de défenses à des points stratégiques des grandes villes et les interconnectés ; mettre en place  un système de sécurité à longue durée dans le temps, puisque des opérations de charme comme ‘’Fire for Fire’’, ‘’Djakpata’’ , etc, ont eu un effet de paille ; détruire les excédents d’armes qui continuent de circuler dans nos commissariats centraux, d’arrondissement et dans nos garnisons ; écouter d’autres sons de cloches.  Il y va de la suprématie des forces de sécurité sur la pègre !

Publié par tacirsus à 14:01:22 dans Société | Commentaires (0) |

Imminence de l’étude du projet de loi fixant le régime des armes et munitions en République du Bénin : Les députés en atelier d’information | 20 octobre 2014

Un atelier de formation et d’information a été ouvert les 14  et 15 octobre 2014 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, sur le projet de loi fixant le régime des armes et munitions en République du Bénin. Organisé au profit des honorables députés par la commission des relations extérieures , ladite commission a reçu l’appui financier du Pnud à travers le Projet d’appui au renforcement et à la modernisation de l’Assemblée nationale (Parman).

Par M. A.

L’atelier vise à « faire bénéficier de l’éclairage de plusieurs experts en matière d’armes et munitions sur ses questions essentielles et sur d’autres questions et également permettre aux députés d’harmoniser leur point de vue et contribuer à favoriser l’examen de ce projet de loi », a rappelé, l’honorable Raoul Bio Kansi, président de la commission des relations extérieures à l’Assemblée nationale, à l’ouverture des travaux. Etant donné que le vote de cette loi préoccupe les plus hautes autorités de notre pays et surtout l’institution parlementaire ; c’est pour cela que « Dans un contexte caractérisé par l’ampleur inquiétante de la prolifération des armes légères et de petits calibres, le député Bio Kansi se demande s’il ne faut pas interdire le montage et l’importation des armes perfectionnées . Il urge donc, à l’en croire, qu’on canalise tout ceci par un arsenal juridique en vue de le contrôler au lieu de rester dans l’informel. Il a enfin rappelé que le 15 mai 2009 dernier, le Parlement béninois avait donné l’autorisation de la publication de la convention de la Cedeao sur les armes légères et de petits calibres, leurs munitions et autres matériels connexes. L’honorable Bio Kansi rassure que  l’examen et le vote de la loi va intervenir au  cours de cette 2è session ordinaire de l’année 2014. Trois communications ont été délivrées au cours de cet atelier. Il s’agit de « l’état des lieux des armes et munitions en République du Bénin », des « mécanismes opérationnels de contrôle des armes et munitions au Bénin » et enfin la « coopération internationale en matière de contrôle des armes et munitions ».

Publié par tacirsus à 13:16:04 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

Editorial : Epouse de justice et de paix ! | 11 septembre 2014

L’église catholique du Bénin maintient toujours sa position de veille dans la cité. Depuis l’historique conférence des forces vives de la Nation de février 1990, où le feu Monseigneur Isidore De Souza a joué sa carte pour empêcher que le navire ne chavire, il est a remarqué que les prélats du Bénin n’ont de cesse de monter de temps en temps au créneau pour jouer le rôle qu’est le leur dans l’édification d’une société de justice et de paix, dans un environnement où la gouvernance n’est pas au faîte des aspirations du peuple. Qu’il vous souvienne les récentes incursions sur la scène politique du locataire du siège métropolitain de l’archidiocèse de Cotonou, son excellence, Monseigneur Antoine Ganyé, administrateur apostolique du Bénin. C’est donc pour préserver cette paix que des voix autorisées s’élèvent dans la cité pour tirer la sonnette d’alarme sur ce qui est une gouvernance qui fait prendre des vessies pour des lanternes. Pour un peuple, il faut non seulement l’eau, le pain, mais aussi la justice et la paix. J’ose croire que si le panier de la ménagère se réduit de jour en jour, c’est qu’il n’y pas suffisamment du pain, alors qu’on nous miroite tous les jours une croissance flatteuse de 6%. Pas de Pain, pas de Paix et l’Eglise catholique est dans son rôle messianique de réclamer du Pain pour tout le monde. La nonciature, expression de la délocalisation du Vatican au Bénin, valide elle-même la démarche. Le mercredi 06 août 2014 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. S.E. Mgr Brian Udaigwe, Nonce Apostolique du Bénin et du Togo, est allé dire au président Mathurin Coffi Nago que le Bénin est un carrefour de la paix dans la région, voire dans le monde. L’éditorialiste, crois que pour cette seule raison, aucun gouvernant, qu’il soit issu de la cuisse de Jupiter ou non, ne peut et ne doit, d’aucune manière, mettre en péril, le label démocratique du Bénin. Si le Nonce  reconnait qu’il y a des erreurs, des choses qui ne marchent pas bien comme un peu partout, il fait foi et se dit  optimiste, mais il ne verse pas dans un optimisme béat, car, avoue t-il, le Bénin a encore beaucoup à donner au monde. En s’inscrivant sur la voie de l’artisan de paix, tout citoyen lambda devrait normalement promouvoir dans la cité, la charité, la justice, l’égalité, l’amour du prochain et la tolérance : des valeurs nécessaires pour la cohésion, la paix et le développement de la démocratie. Rien ne vaut la paix, les aînés ont déjà parlé. La paix est un comportement, la gouvernance aussi. Merci pour l’attention!

Par Martin Aïhonnou

Publié par tacirsus à 18:39:09 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

RASALEB en audience à CNLCPAL ! | 10 septembre 2014

Les membres du Rasaleb avec le pdt Dègla

Les membres du réseau d’action sur les armes légères au Bénin et ceux de l’association des journalistes béninois engagés pour la paix, la sécurité et le développement étaient en audience mercredi dernier au siège de la commission nationale contre la prolifération des armes légères et de petits calibres. Une rencontre de prise de contact avec Benoît Dègla, ancien ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et des cultes, actuellement président de la commission. Les échanges ont été focalisés sur la présentation des membres de la délégation, la présentation sommaire des actions et activités menées par Pascaline Ahouangnimon sans oublier le programme d’action pour 2014. Les difficultés actuelles des deux organisations et la réticence des partenaires financiers ont été l’autre pan des échanges. Le président Dègla très satisfait de cette démarche, a prodigué des conseils aux membres des organisations reçues en audience et a salué leur courage. Il a manifesté sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives allant dans le sens de la protection des citoyens à travers la mise en œuvre de stratégies crédibles, capables de faire chuter sensiblement le taux relatif à la circulations incontrôlées des armes légères et petits calibres. Il a saisi cette opportunité pour entretenir les membres de la délégation sur le sens de son plaidoyer à la dernière assemblée générale des Nations Unies et portant sur la nécessité de soutenir le Bénin et les organisations de la société civile dans le financement de certaines activités. Ceci dans un contexte où les partenaires estiment que le Bénin est un pays de paix et que la priorité pour eux, c’est d’agir dans les pays où les foyers de tensions font rages. Or lesdits pays partagent une large frontière avec notre pays. D’où la nécessité d’agir pour prévenir ou anticiper pour ne pas préparer le terrain à une autre situation d’insécurité. Les braquages récurrents ont été les arguments d’un document de plaidoyer qui va naître pour soutenir cette thèse d’une   action urgente en faveur du Bénin frappé par la peur permanente  d’une invasion par les mouvements fanatiques armés.
Par Nicaise AZOMAHOU

Publié par tacirsus à 22:22:48 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

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