REPUBLIQUE DU BENIN
ASSEMBLEE NATIONALE
4è LEGISLATURE
Mesdames et Messieurs les Présidents des institutions de la République,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et consulaire, Mesdames et Messieurs les Représentants desOrganisations Internationales,
Monsieur le Grand Chancelier de l'Ordre National
Madame le Préfet des Départements de l'Ouémé et du Plateau
Monsieur le Maire de la Ville de Porto-Novo,
Mesdames et Messieurs les Officiers Généraux et Officiers
Supérieurs du haut Commandement Militaire,
Mesdames et Messieurs les anciens Députés à l'Assemblée
Nationale, et Messieurs les Notables et Sages de la Ville de Porto-Novo,
Mesdames et Messieurs les Honorables Invités,
Mes Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs,Nous sommes particulièrement touché de l'honneur que
vous nous faites en assistant aussi nombreux à la
présente cérémonie d'ouverture solennelle de la
deuxième session ordinaire de l'année 2006, la
dernière de la 4ème législature de l'ère du Renouveau
Démocratique.
Aussi, au nom de tous mes collègues Députés, je vous
dis merci. Merci pour votre assistance à nos côtés.
Merci pour votre engagement constant. Merci d'avoir
soutenu de manière conséquente, le parlement béninois,
parce que sans parlement il n'y a pas de démocratie
béninoise.Oui, Chers Collègues,
La mission dévolue par la Constitution du 11 décembre
1990 à la 4ème législature arrivera à son terme dans
quelques mois, et ce n'est pas sans une certaine
émotion que je prends la parole devant vous, ce jour,
en cette occasion solennelle.
Dans quelques semaines, en effet, nous sommes appelés
à remettre nos mandats entre les mains du peuple
souverain. Je sais d'avance que certains d'entre nous
ne reviendront pas en cet hémicycle en avril prochain,
soit parce qu'ils auront choisi de faire autre chose,
soit parce que leurs mandants leur auront délivré le
carton rouge fatal de non satisfaction pour la mission
accomplie. Peu importe, je sais que nous poursuivrons
ensemble les combats généreux qui nous ont unis si
harmonieusement depuis bientôt quatre (4) ans, dans
une assemblée dont les mérites ont été trop souvent
négligés. Je suis sûr que l'histoire nous fera justice
! Le peuple lui-même nous fera justice ! Parce que
vous avez accompli votre mission combien difficile
avec dévouement et abnégation dans la pluralité de vos
opinions et de vos appartenances politiques
Votre présence régulière en plénière et dans les
travaux en commission, l'examen minutieux des dossiers
qui vous sont soumis, vous ont déjà permis d'adopter
plus de 120 lois, très souvent des textes d'une grande
importance :
- La loi portant orientation de l'éducation nationale;
- La loi portant composition, organisation,
fonctionnement et attributions de la Cour Suprême ;
- La loi portant Statut général des personnels
militaires des Forces Armées béninoises ;
- La loi portant Code de l'Electricité en République
du Bénin...deviendrait fastidieuse.
S'agissant du contrôle de l'action gouvernementale,
dont l'objectif est d'assurer et de garantir la
transparence dans la gestion des affaires publiques,
la 4ème législature a atteint un record en posant non
seulement de très nombreuses questions au gouvernement
mais aussi en constituant une bonne dizaine de
commissions parlementaires d'information, d'enquête et
de contrôle. Les conclusions des travaux de quatre de
ces commissions ont fait l'objet de publication sous
forme de plaquettes, disponibles sur le site Web de
l'Assemblée Nationale, auxquels peuvent avoir accès
les citoyens béninois et ceux du monde entier.
Il convient de rappeler qu'à la suite de la commission
parlementaire d'enquête et de contrôle sur la liste
électorale permanente informatisée (LEPI), nous avons,
et ce pour la première fois depuis l'avènement du
Renouveau Démocratique, examiné une procédure de
saisine de la Haute Cour de Justice faisant ainsi
progresser d'un cran notable, le fonctionnement de nos
institutions. Bravo ! Mesdames et Messieurs les
Députés !!!
Vous avez démontré à nos populations que le parlement
reste solidement attaché aux valeurs cardinales de la
bonne gouvernance.
Nous sommes parvenus à ces résultats malgré les
conditions de travail assez difficiles qui sont encore
malheureusement les nôtres à l'Assemblée Nationale.
Ces résultats ont été obtenus aussi grâce aux efforts
menés ensemble dans le sens du renforcement des
capacités et de la modernisation de l'Assemblée
Nationale : près d'une centaine de séminaires
d'information et de formation de toutes sortes, aussi
bien au profit des Députés qu'à celui des
fonctionnaires parlementaires, ont été organisés.
Nous nous sommes attelés aussi à certains travaux
utiles : le câblage du Palais des Gouverneurs et du
Secrétariat Général Administratif, la création du site
web de l'Assemblée Nationale, l'acquisition
d'importants lots de matériels de travail de toutes
natures, pour ne citer que ceux-là, cet effort a
permis de doter notre parlement d'équipements modernes
et l'engagement en faveur de la modernisation et du
renforcement des capacités du parlement devra être
poursuivi. C'est le lieu, ici, de réitérer notre reconnaissance à
nos partenaires au développement dont la sollicitude
à l'endroit de l'Assemblée Nationale est restée
constante. Le soutien qu'ils nous accordent traduit
avec éloquence, l'importance qu'ils attachent au rôle
de notre parlement.
Mesdames et Messieurs les Représentants des missions
diplomatiques et consulaires,
Mesdames et Messieurs les Représentants des
organisations internationales,
Je vous exprime, au nom de l'Assemblée Nationale, nos
sincères remerciements et notre profonde gratitude.
J'insiste sur le renforcement des capacités, parce
qu'il n'est de parlement véritable que doté des moyens
de travail appropriés, en matériel comme en ressources
humaines.
Et nous devons, ensemble, poursuivre nos efforts,
nous, Béninois, d'abord, et vous aussi, partenaires
attentifs, de tous les autres pays du monde ou des
organisations internationales.
Nous Béninois, en particulier, nous devons nous
convaincre que sans un parlement fort et jouant
correctement son rôle, aux côtés des autres
institutions constitutionnelles, évidemment, sans un
parlement fort, dis-je, l'aura de notre pays dans le
monde serait ramenée à sa plus simple expression.
L'espoir né du succès de la Conférence nationale des
Forces vives en février 1990, s'est maintenu, malgré
tout, après seize années d'expériences démocratiques,
dans une Afrique de l'Ouest tumultueuse, sur un
Continent qui s'interroge et qui doute, dans un monde
dangereux, impitoyable, il faut pourtant que la flamme
que nous avons ensemble allumée continue de briller.
Béninoises et Béninois, nous devons rester à la pointe
de tous les combats démocratiques, c'est-à-dire des
combats pour l'eau potable pour tous, un centre de
santé fonctionnel pour tous, une école pour tous nos
enfants, le travail, le pain, la paix et la liberté
pour tous !!! Ce ne sont pas là seulement des mots !
Ce sont des faits, ce sont des actes, ce sont des
valeurs. Des valeurs et des faits sans lesquels la
démocratie ne serait que prestidigitation
intellectuelle ou formelle, et verbiage creux pour nos
peuples.
L'Assemblée nationale doit porter ces valeurs aux
quatre coins du Bénin mais aussi essayer de les
incarner et de les représenter au mieux partout en
Afrique, partout dans le monde ! Alors peut-être, les
graves incertitudes des temps présents sur le
continent évolueront vers des lendemains qui chantent.
Mes Chers Collègues,
En ouvrant la dernière session ordinaire de notre
législature, j'ai voulu partager avec vous ces
réflexions, et nous rappeler que nous sommes, que nous
devons demeurer les gardiens vigilants du temple, pour
que l'espoir demeure, d'abord chez nous au Bénin mais
aussi partout en Afrique, et que sa flamme nous
éclaire tous.
Encore une fois merci à tous nos invités !
Merci à vous, Mesdames et Messieurs les Députés, pour
votre attention !
Cette session est exceptionnellement chargée, et
exigera de chacun d'entre nous un effort exceptionnel,
pou examiner le projet de budget, pour examiner tous
les textes nécessaires à la tenue à bonne date et dans
les meilleures conditions des prochaines élections
législatives, pour mettre en place et à temps la CENA,
pour examiner aussi un certain nombre d'autres textes
qui sont à notre ordre du jour, et qu'il me plairait
beaucoup de voir aboutir au cours de la présente
législature.
Alors donc, au travail, et du courage mes Chers
Collègues !
Merci de m'avoir prêté votre attention !
Merci beaucoup !Et que Dieu vous garde !