LA PRESSE AFRICAINE DANS lIL DU CYCLONE
Le Directeur de TAM-TAM D'AFRIQUE Assigné en Justice
Des Organisations de Défense des Droits de l'homme Relative à l'assignation en Justice du Directeur de Publication de TAM-TAM D'AFRIQUE
Les organisations non gouvernementales signataires de la présente note sont indignées par la citation directe de monsieur Antoine Ernest OLESSONGO, ancien président du Tribunal d'instance de Mfilou dans le 7ème arrondissement de Brazzaville à l'endroit de M. Laudes Martial MBON, directeur de publication de l'hebdomadaire Tam-tam d'Afrique.
Elles dénoncent une procédure opportuniste, honteuse et craignent que l'assignation de ce journaliste en justice pour la publication des faits largement connus et diffusés auprès des autorités judiciaires et administratives, ne soit une atteinte inadmissible contre la liberté de presse et le droit de défendre les victimes de la mauvaise administration de la justice.
En effet, dans sa parution n° 386 du 15 juin 2011, l'hebdomadaire Tam-tam d'Afrique, paraissant à Brazzaville, a publié un article dans lequel, il rapportait les propos contenus dans une « plaidoirie » de deux organisations de défense des droits : Cercle uni pour les droits de l'homme et la culture de paix (Cudhoc) et Cercle national pour les droits de l'homme et la paix (Cndhp).
Cette "plaidoirie", largement diffusée auprès des autorités judiciaires, fait état du traitement indélicat d'une affaire concernant la veuve ATIGA par monsieur Antoine Ernest OLESSONGO, ex-président du Tribunal d'instance de Mfilou.
Suite à la parution de cet article, le 12 juillet 2011 par voie de citation directe Monsieur Antoine Ernest OLESSONGO a enjoint M. Laudes Martial MBON, à comparaitre ce 21 juillet 2011 devant la Troisième chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville, aux fins de répondre des chefs de diffamation et d'injures publiques, crimes prévus et punis par les articles 373 du code pénal congolais. L'ex-président du tribunal d'instance de Mfilou exige des dommages et intérêts de 200.000.000 francs CFA.
Les organisations des droits de lHomme relèvent les éléments suivants :
1. tout citoyen a le droit de saisir les cours et tribunaux pour faire entendre sa cause. A ce titre, M. Antoine Ernest OLESSONGO, ancien magistrat congolais, défenestré de la magistrature pour faute professionnelle lourde, n'a pas fait usage de son droit de réponse conformément à la loi n° 8-2001 du 12 novembre 2001 portant sur la liberté de l'information et de la communication.
2. M. Antoine Ernest OLESSONGO en demandant des dommages et intérêts exorbitants se livre à une action destructrice de la presse, car sachant qu'aucun journal n'est en mesure de payer une telle somme.
Par conséquent, les organisations de la société civile demandent à la justice congolaise de protéger la liberté de presse et garantir à M. Laudes Martial MBON, un procès juste et équitable.
PS : Pour votre information, l'audience a été renvoyée au 18 août 2011.
Fait à Brazzaville, le 20 juillet 2011
Les Signataires
Pour le Forum pour la gouvernance et les droits de lhomme (FGDH)
Président Maixent Fortuné HANIMBAT
Pour le Cercle national des Droits de lHomme et la Paix (CNDHP)
Président Edmond Nazaire MATONGO
Pour lAssociation de Défense et de Promotion des Droits des Populations Autochtones (ADPPA)
Président Jean NGANGA
Pour lObservatoire Congolais de Droits de lHomme (OCDH)
Directeur exécutif Roger BOUKA OWONO
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Le Gouvernement OUATTARA Emprisonne un Journaliste
LE COMITÉ POUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES
330 7th Avenue, 11th Fl., New York, NY 10001 USA
En Côte dIvoire: le gouvernement Ouattara emprisonne un journaliste
New York, le 22 juillet 2011Les autorités de la Côte-d'Ivoire ont arrêté jeudi dernier un journaliste pour avoir animé une émission-débat télévisée soutenant l'ancien président ivoirien évincé, Laurent Gbagbo, selon des journalistes locaux.
Hermann ABOA, animateur à la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), la première chaîne de télévision publique ivoirienne, est détenu dans une prison du camp de gendarmerie d'Agban, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, ont dit des journalistes au CPJ.
Il a été inculpé par le procureur de la République d'activités antiétatiques, notamment latteinte à la défense nationale, l'atteinte à l'ordre public, participation à un mouvement insurrectionnel, et l'incitation à la haine raciale, a déclaré au CPJ une source proche du dossier qui a parlé sous couvert de l'anonymat.
Ces accusations sont liées à une émission-débat intitulée Raison d'État dont M. ABOA était un des animateurs au cours des cinq mois de crise politique qui ont suivi le second tour du scrutin contesté qui avait opposé lactuel président, ALASSANE OUATTARA, et le président sortant, Laurent GBAGBO. Cette émission recevait exclusivement des invités soutenant M. GBAGBO, alors président, qui contrôlait la RTI avant quil ne soit évincé en avril dernier par les forces fidèles à M. OUATTARA.
"Les poursuites contre Hermann ABOA pour avoir animée une émission de télévision contredisent le discours de réconciliation nationale du président OUATTARA et les promesses de son gouvernement de ne pas persécuter les journalistes ayant travaillé pour la presse pro-GBAGBO", a déclaré Mohamed KEITA, coordonnateur du Plaidoyer pour lAfrique du CPJ. "Nous demandons la libération immédiate de M. ABOA et labandon des charges retenues contre lui".
Une quinzaine de personnes, parmi lesquelles six autres journalistes et des personnalités des médias sont détenus depuis plusieurs semaines par le gouvernement de M. OUATTARA, sous des accusations d'activités antiétatiques liées à leur militantisme en faveur de M. GBAGBO, selon des médias et des recherches du CPJ. : http://www.cpj.org/fr/2011/07/en-cote-divoire-le-gouvernement-ouattara-emprisonn.php
Le COMITÉ POUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES (CPJ), est une organisation indépendante, à but non lucratif basée à New York et dévouée à défendre la liberté de la presse dans le monde depuis 1981
Textes envoyés par Patick Eric Mampouya