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Afriksenatorium

L'Afrique ne doit plus être trahie; les peuples ont soif de la vérité :et c'est à vous que je parle !

Conférence publique au siège de l'UA/ L'ambassadeur Haley entre Martin luther et Obama | 11 février 2009

Par Georgette Une Conférence a été donnée ce jour 11 février 2009 dans la Salle des plénières du Centre de conférence de l'Union africaine par l'ambassadeur George Haley, frère de l'écrivain Alex Haley. Ladite conférence a portée sur le thème : “ LE MOUVEMENT DES DROITS CIVIQUES AUX ETATS UNIS D'AMERIQUE: DE MARTIN LUTHER KING JR. AU PRESIDENT BARACK OBAMA”. Au cours de la conférence l'ambassadeur George Haley a puisé dans sa riche expérience de défenseur des droits civiques, pour peindre la période noire de l'esclavage dans les plantations en Amérique. Il s'est adressé ensuite aux citoyens africains et à la diaspora avec émotion pour que la prise de pouvoir de Barack Obama soit vue comme l'aboutissement d'un long processus de libération de la race noire, longtemps marginalisée; il n'a pas manqué de mettre l'accent sur l'engagement historique des grands défenseurs de la lutte contre l'esclavage et de la libération des noirs, Martin Luther King, jr, Frédéric Douglas, Toussaint Louverture, aux côtés des noirs, pour leur reconnaissance d'homme ayant les mêmes droits que Tantampion. Le conférencier, l'ambassadeur George Haley serait l'arrière petit-fils de Kounta Kinte , le héro du film «Racines » d'Alex Haley; George Haley a été ambassadeur des Etats-Unis de 1998 à 2001 en Gambie son aïeul a été réduit en esclavage pour les plantations américaines. L'Ambassadeur Haley est membre à vie de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), organisation historique créée en 1905 par W.E.B Dubois pour la promotion du mouvement des droits civiques.

Publié par tacirsus à 19:56:04 dans Politique | Commentaires (0) |

Réflexion de Dan Fodio sur les Etats-Unis d'Afrique | 10 février 2009

Etats-Unis d'Afrique: La voie de la raison et du réalisme

Par Dan Fodio ( Les Echos/Mali) Les Etats-Unis d'Afrique est un rêve de toutes les générations d'Africains conscients de l'importance de l'unité et de l'intégration dans le développement de leur continent. Ce combat engagé par de grands panafricanistes comme Nkrumah et Modibo Kéita trouve encore des relais dans la génération consciente d'aujourd'hui qui pousse les décideurs vers l'intégration. Mais, il faut aussi se dire que le destin d'un continent ne saurait être précipité pour réaliser l'ambition d'un homme ! Le projet de Kadhafi est utopique et ne vise qu'à lui permettre de réaliser un rêve personnel : président de l'Afrique !

« Le modèle démocratique et pluripartite n'a apporté que le chaos en Afrique. Mais, la progression du continent noir vers un gouvernement fédéral apporte une lueur d'espoir » ! C'est ce qu'a déclaré Mouammar Kadhafi, Guide de la Jamahiriya libyenne et nouveau président de l'Union africaine (UA). C'était le 4 février 2009 après la clôture du houleux sommet de l'UA. Un 12e sommet qui s'est finalement terminé 24 h plus tard que prévu. Après une houleuse discussion de plusieurs heures à huis clos, les dirigeants africains étaient finalement tombés d'accord pour réformer l'Union.

Ainsi, dès le prochain sommet de l'organisation qui doit se tenir à Madagascar, les présidents africains transformeront l'actuelle Commission de l'UA en une Autorité. Et les commissaires deviendront des secrétaires, comme on le voit dans l'administration américaine, avec des pouvoirs élargis.

Et pourtant, cet accord est loin d'être un consensus sur l'avenir de l'Union divisée entre fédéralistes et souverainistes. Le clivage entre les deux camps est flagrant au point que certains diplomates pronostiquent déjà « une grave crise en raison des différences de conception et d'approche de l'unité africaine, mais aussi de la souveraineté ». Et l'activisme du colonel Kadhafi n'a pas été de nature à améliorer la situation.

Proclamé ou autoproclamé « Roi des rois », le colonel Kadhafi n'a pas été suivi dans sa volonté de mettre sur pied, coûte que coûte, un gouvernement fédéral africain. Toutefois, l'homme n'est pas prêt à renoncer à son ambition d'être proclamé le « premier président des Etats-Unis d'Afrique ».

Surtout qu'il est conscient de son influence et de la largesse de sa marge de manœuvre en Afrique subsaharienne, surtout dans le Cen-Sad. Il y est craint pour ses pétrodollars qui ont une vraie influence sur les rébellions de la zone sahélo-saharienne, notamment au Mali, au Niger, au Tchad voire au Soudan.

« La politique de Kadhafi sur le continent est faite d'un mélange de menaces et de séduction, et ça marche » , analyse un confrère. Après le camouflet de l'échec de son projet de l'Union du Maghreb arabe (Uma), le Guide libyen s'est rabattu sur le projet panafricaniste qui avait fait son chemin aux moments des indépendances.

Sauf que dans le projet de Kadhafi, il y a beaucoup plus d'ambition personnelle qu'une volonté réelle de permettre à l'Afrique de prendre son destin en main par l'intégration. Contrairement à ce que beaucoup pense, le colonel controversé est loin de convaincre les Africains sur la sincérité de son projet.

A commencer par les dirigeants des Etats qui sont de moins en moins nombreux à le suivre. La preuve est que le débat sur le gouvernement de l'Union, qui a occulté les autres thèmes comme l'amélioration des équipements, a été particulièrement houleux cette année.

Concrètement, un conseil des ministres va se pencher sur la question de la transformation de la Commission de l'Union en Autorité continentale. Une Autorité qui sera donc le prélude aux Etats-Unis d'Afrique. D'éventuels amendements à l'acte constitutif seront examinés. Les ministres présenteront leurs conclusions aux chefs d'Etat à Madagascar, début juillet 2009.

Les préalables de la fusion politique

Aujourd'hui, il ne fait l'ombre d'aucun doute que l'intégration est « le seul moyen d'affronter les défis de la mondialisation, de lutter contre la pauvreté et de résoudre les conflits sans ingérence occidentale ». Mais, il ne faut pas précipiter le processus pour faire plaisir à un seul homme. Les Etats-Unis d'Afrique ne se construiront pas du jour au lendemain ou au lendemain d'un sommet des dirigeants. C'est un long processus dont il ne faut pas brûler les étapes.

L'Europe nous en donne chaque jour la preuve avec son nouveau Traité qui a du mal à entrer en vigueur. Et pourtant, ce serait déjà une avancée énorme si l'Afrique parvenait à réaliser l'actuel modèle d'intégration européenne. Il s'agit, comme l'Union européenne, de faire de l'UA un marché commun. Nous ne demandons pas non plus de reproduire sur notre continent ce modèle, comme on a la mauvaise habitude, mais de s'en inspirer et de l'adapter au contexte africain.

C'est dire que l'intégration économique doit précéder la fusion politique qui est un très long processus difficile à mettre en place. Déjà, au niveau sous-régional, nous avons du mal à atteindre réellement cette intégration économique. Les Etats-Unis d'Afrique est un rêve que les Africains peuvent réaliser, mais en restant raisonnable et réaliste. C'est dire qu'il y a des préalables à respecter comme le soulignait si pertinemment un confrère burkinabé.

Il s'agit par exemple de « la libre circulation des personnes et des biens » qu'on ne cesse de prôner depuis le temps de l'Organisation de l'unité africaine. Cela n'est pourtant une réalité dans aucune des régions africaines. C'est pourtant « un facteur d'une véritable intégration, de l'interpénétration des peuples et un préalable indispensable donc pour le projet de fédération ».

L'un des fondements de la Fédération des Etats africains doit être « la suppression des visas et le démantèlement des barrières frontalières entre les pays africains ». La création d'un marché économique commun et d'une zone monétaire équilibrée devra suivre pour donner une assise socioéconomique solide à l'intégration politique.

Toute démarche contraire équivaudrait à mettre la charrue devant les bœufs !

 

Publié par tacirsus à 18:36:48 dans Politique | Commentaires (0) |

Intégration africaine : L’UA, l’UEMOA et l’OHADA | 30 janvier 2009

Par Oumar DIAWARA ( Journaliste malien) L'un des moyens les plus sûrs de réussir l'intégration totale de l'Afrique, c‘est certainement de réaliser une synergie et une cohésion entre toutes les organisations internationales auxquelles sont liées les Etats africains membres.C'est dans ce cadre qu'en plus de la CEDEAO et du NEPAD, l'Union Africaine (UA), l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), l'Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) et les autres institutions partenaires de l'Afrique doivent axer leurs efforts sur la coordination de leurs actions sur le continent.

L'Union Africaine

En Juillet 2003, une nouvelle Commission a remplacé l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) par l'Union Africaine (UA). En instaurant cette Commission, les pays africains ont concrétisé le projet d'unité économique et politique qu'ils nourrissaient depuis longtemps.

L'Union Africaine devient ainsi un processus accéléré qui entend éviter les écueils du passé, tout en tirant parti des atouts et des expériences antérieures positives, et en révolutionnant le contenu et la cadence de la coopération et de l'intégration régionales.

Mais la réalisation de ces objectifs ne peut se faire sans une politique des Etats membres, sans une planification judicieuse et une amélioration des politiques et institutions existantes, et sans une mise en valeur des ressources et capacités.

L'Union Africaine est censée donner un second souffle au processus d'intégration de l'Afrique et ancrer l'unité politique et économique. C'est dans ce sens que l'institutions-clé telles le Parlement panafricain, la Cour de Justice et la Banque d'Investissement (BAI) devront être élaborés avec soin et mis rapidement en place.

L'UEMOA

L'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a été créée par le Traité signé à Dakar (Sénégal), le 10 janvier 1994 (il y a donc 15 ans) par les Chefs d'Etat et de Gouvernement des 7 pays de l'Afrique de l'Ouest ayant en commun l'usage d'une monnaie qui est le franc CFA : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Après sa ratification par les Etats membres, le Traité est entré en vigueur le 1er Août 1994. Le 2 Mai 1997, la Guinée Bissau devient le 8è Etat membre de l'Union.

L'UEMOA est représentée par un logo symbolisant la croissance, l'union, la solidarité et la compréhension entre les Etats côtiers ( Bénin, Côte d'Ivoire, Sénégal, Togo) et les Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Niger).

Au nombre des objectifs de l'Union, il faut noter le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres, dans le cadre d'un marché ouvert et concurrentiel, et d'un environnement juridique rationalisé et harmonisé ; la création, entre Etats membres, d'un marché commun basé sur la libre circulation des biens, services, et capitaux, et le droit d'établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, ainsi que sur un tarif extérieur commun et une politique commerciale.

L'UEMOA veut également assurer la convergence des performances et des politiques économiques des Etats membres, par l'institution d'une procédure de surveillance multilatérale ; instituer une coordination des politiques sectorielles nationales par la mise en œuvre d'actions communes et éventuellement, de politiques communes, notamment dans les domaines des structures humaines, de l'aménagement du territoire, de l'agriculture, l'énergie, les mines, les transports, les infrastructures et les télécommunications ; enfin, harmoniser, dans la mesure nécessaire au bon fonctionnement du marché commun, les législations des Etats membres et particulièrement, le régime de la fiscalité.

L'OHADA

Le Traité relatif à l'Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) a été signé le 17 Octobre 1993 (il ya donc 16 ans) à Port Louis ( Ile Maurice).

Aujourd'hui, l'OHADA regroupe 14 pays de la zone Franc CFA, plus les Iles Comores et la Guinée Conakry. Elle est ouverte à tout Etat du continent africain; et son Secrétariat Permanent se trouve à Yaoundé (Cameroun). C'est un outil juridique imaginé et réalisé par l'Intégration africaine et la croissance.

En effet, l'insécurité juridique des affaires est l'un des principaux freins au développement de l'investissement en Afrique, notamment pour l'investissement étranger.

Cette insécurité juridique s'explique par la vétusté des textes juridiques dans certains Etats, ainsi que par la difficulté à connaître la norme de droit applicable dans un cas déterminé. L'insécurité judiciaire a notamment pour source le manque de compétence des professionnels du droit, tant en droit qu'en matière de déontologie.

Concernant les investisseurs et les entreprises, l'implication du Droit des Affaires est sans nul doute l'un des points les plus importants. Entré en vigueur en Septembre 1995, le Traité de l'OHADA a pour objectif de garantir la sécurité juridique au sein des pays membres, favorisant ainsi le retour des investisseurs nationaux et étrangers.

Missions, moyens et actes uniformes de l'OHADA

Au nombre de ces missions : l'organisation des sûretés, des procédures simplifiées des recouvrements et des voies d'exécution, des procédures collectives d'apurement du passif ; l'organisation et l'harmonisation des comptabilités des entreprises ; les contrats de transport de marchandises par route ; et le Droit d'arbitrage.

Au nombre des moyens et actes uniformes : l'unification du droit des affaires par la promulgation d'Actes Uniformes applicables dans tous les pays ; la promotion de l'arbitrage pour le règlement des différends, par l'institution d'une Cour Commune de Justice et d'Arbitrage ; la formation de magistrats et auxiliaires de justice, par l'ouverture de l'Ecole Régionale Supérieure da la Magistrature à Porto-Novo (Bénin).

Les Actes Uniformes sont des règles communes adoptées aux Etats membres par le Conseil des Ministres des pays de l'OHADA. Il s'agit des Actes Uniformes portant : sur le droit commercial général ; sur le droit des sociétés commerciales et les regroupements d'intérêt économique (GIE) ; sur l'organisation des sûretés ; sur l'organisation des procédures simplifiées des recouvrements et des voies d'exécution : sur l'organisation des procédures collectives d'apurement du passif ; sur le droit d'arbitrage dans le cadre du Traité OHADA ; sur le contrat de transport de marchandises par route ; en enfin, sur le droit comptable. Quant aux Actes Uniformes en cours d'adoption, ils sont relatifs au droit du travail et à l'harmonisation du droit des contrats.

Les autres acteurs

Plusieurs institutions et acteurs internationaux doivent apporter une contribution et un soutien non négligeable à l'intégration africaine. Et la clé d'une intégration africaine se trouve dans une coopération permanente entre ces institutions, les communautés économiques régionales et l'Union Africaine.

Au nombre de ces institutions et acteurs internationaux, on peut retenir : la Banque Mondiale, l'Union Européenne (UE), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'Agence des Etats Unis pour le Développement International (AEUDI), la Commission Economique pour l'Afrique (CEA) et la Banque Africaine de Développement (BAD).(A suivre)

Publié par tacirsus à 20:23:30 dans Politique | Commentaires (2) |

Etats-Unis/ 46 ans après... | 20 janvier 2009

                  

Le  44è président des Etas-Unis Obama,est en train d'être investi à l'heure qu'il fait des pouvoirs républicains. Il va prêter serment dans quelques instants; il a choisi délibérément de poser la main sur la Bible de Abraham Lincoln, cet ancien défenseur de la lutte contre l'esclavage, qu'il considère comme réflétant tout son histoire; c'est tout un symbolisme pour l'afroaméricain qui sera investi dans quelques instants Président des Etats-Unis. Le rêve de Martin Luther King est en train d'être réalisé, 46 après.

 

 

 

                                                       

« Je   rêve  que  un jour sur les rouges collines de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. » 
Martin Luther King, 1963  

 

 

 

« Abraham Lincoln considérait depuis longtemps l'esclavage comme un mal. Dans un discours prononcé à Peoria, dans l'Illinois, en 1854, il avait déclaré que toutes les lois fédérales devaient reposer sur le principe selon lequel il fallait endiguer l'esclavage pour l'abolir un jour.

En 1858, Lincoln et Stephen A. Douglas se disputaient un siège de sénateur des Etats-Unis dans l'Illinois. Dès le premier alinéa du discours par lequel il inaugura sa campagne, le 17 juin, Lincoln donna le ton de ce qu'allait être l'histoire des Etas-Unis durant les 7 années à venir : Une maison divisée contre elle-même ne peut rester debout. Je crois que ce régime ne peut se prolonger de façon permanente, mi-esclavage, mi-liberté. Je ne pense pas que l'union sera dissoute, je ne pense pas que la maison s'écroulera -mais j'espère bien qu'elle cessera d'être divisée... »

Extrait de Esquisse de l'histoire des Etats-Unis, éd.United States information Agency, mai 1994, p160-161

 

 

 

 

 

Publié par tacirsus à 18:12:42 dans Politique | Commentaires (0) |

Etats Unis/ Investiture inédite d'un afroaméricain demain | 19 janvier 2009

 
Investiture d'Obama: Washington, carrefour du monde

Par Ogopémo Ouologuem (USA)L'installation du premier président noir des Etats-Unis d'Amérique enregistrera ce mardi à Washington la présence d'illustres personnalités internationales et de citoyens d'un peu partout du monde. Une foule multicolore estimée à deux millions, un record jamais atteint pour l'investiture d'un président aux USA.

La capitale des Etats-Unis a certes accueilli de nombreux événements solennels par le passé dont plusieurs investitures présidentielles, mais l'installation de Barack Obama à la Maison Blanche ce mardi 20 janvier 2009 suscite un engouement sans précédent. Washington, qui a déjà enregistré l'arrivée de certains invités et autres observateurs du défilé d'investiture, sera pleine à craquer.

Les autorités locales, avec à leur tête le maire Adrian Fenty, prévoient une affluence record de 2 millions d'“envahisseurs” dans une ville de 600 000 âmes. Selon des statistiques, le plus grand rassemblement avait été atteint en 1965 à l'occasion de l'investiture de Lyndon Baines Johnson, c'est-à-dire 1,2 million de personnes.

Parmi l'impressionnante masse présente en ce mardi mémorable figureront 240 000 invités à la prestation de serment. Inutile de dire que beaucoup de leaders internationaux seront les témoins oculaires de l'événement. Ces derniers n'ont cessé de réitérer leur admiration pour le 44e président des USA et leur confiance en ses capacités de restaurer le leadership et l'image habituelle du pays de l'Oncle Sam dans le monde.

Le futur vice-président Joe Biden, qui les a côtoyés quand il dirigeait la commission des relations extérieures du Sénat américain et beaucoup plus maintenant depuis l'élection d'Obama, n'a pas laissé planer le doute sur le fait que Washington sera le lieu de convergence de dirigeants mondiaux en cette occasion tant attendue.

Comme la présence de figures emblématiques mondiales à Washington, l'arrivée massive d'étrangers d'un peu partout pour assister au défilé d'investiture brillera de mille feux. L'on sait que le président élu jouit d'une notoriété internationale immense et que de grands curieux sont prêts à tout pour voir leur idole sur le chemin de la Maison Blanche.

Déjà, les responsables touristiques de la capitale américaine annoncent que les hôtels affichent complet, en dépit du fait que les hôteliers ont profité de cette occasion inédite pour imposer des tarifs et des conditions tous particuliers aux clients : il faudrait venir dans l'établissement au moins 24 h, voire deux jours avant l'investiture et le quitter au minimum le mercredi suivant.

Dr. King associé

Ce ne sont ni ces exigences ni les tarifs prohibitifs qui ont pu dissuader les clients, dont la plupart viendraient de l'extérieur.

Les nombreux étrangers installés dans la ville et un peu partout aux Etats-Unis donneront une saveur supplémentaire à leur séjour. Sur le plan local, il n'est vraiment pas facile d'être un résident de Washington ces derniers jours, à en croire des témoignages, tant les demandes d'hébergement sont légions.

De nombreuses personnes prennent la direction de Washington et espèrent simplement se faire loger chez l'habitant. L'intérêt d'une multitude de gens, surtout de jeunes étudiants, pour l'intronisation d'Obama s'explique, selon eux, par le fait que “je n'ai pas eu la chance d'assister personnellement aux interventions et autres actions de Martin Luther King, mais même si cela a lieu durant une autre période, Obama m'offre l'occasion de voir le premier président noir des USA accéder à la magistrature suprême. Ce sera encore dans l'histoire dont j'aurai été témoin oculaire”.

Le nom de Martin Luther King dont l'un des rêves s'est réalisé à travers l'élection d'Obama n'est pas fortuit dans cette investiture. Le 15 janvier, comme à leur habitude, des Américains ont rendu hommage à l'auteur de “I Have a dream”, à l'occasion du 80e anniversaire de sa naissance. Et d'autres souhaitent simplement le coupler avec l'investiture d'Obama en faisant le déplacement sur Washington.

Cette prise de fonction donne du souci aux responsables de la capitale, qui ont sollicité et obtenu le soutien matériel et logistique du gouvernement fédéral et des institutions républicaines, avec une attention particulière à la sécurité.

7500 soldats et 4000 gardes nationaux ainsi que 4000 policiers de Washington et autant de leurs collègues des quatre coins du pays seront mobilisés. Une façon de dire qu'il n'est pas question que Barack Obama qui commence son mandat essuie comme George Bush un lancé de paire de chaussures.

Publié par tacirsus à 20:52:17 dans Politique | Commentaires (0) |

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