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Afriksenatorium

L'Afrique ne doit plus être trahie; les peuples ont soif de la vérité :et c'est à vous que je parle !

Bénin/ Le président de l'Assemblée confronté à une question de destitution | 07 juillet 2008

 

Par Afriksenatorium Les députés de la 5è législature se sont réunis ce jour au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. La plénière qui a été ouverte par le président Mathurin Nago a plutôt envenimé les choses. La non inscription de la question de sa destitution à l'ordre du jour paraît être une fuite en avant pour les signataires du projet de résolution de destituion qui fait objet d'un rapport de la commission des lois depuis le 13 juin 2008. L'objet de la question a ouvert la voie à un rapport de force qui a fait fléchir le président Nago. Il était difficile pour le président de l'Assemblée Nationale, le professeur Mathurin Nago d'avancer d'un iota le dossier relatif au financement partiel du projet de protection côtière à l'est de cotonou, tellement le passage pour y parvenir était si étroit qu'il a dû reconsidérer sa position malgré le diktat qu'il a voulu imposer à ses collègues. « Nous sommes une assemblée d'élus de la Nation », ne cesse de rappeler le député Force-clé Eric Houndété au président Nago qui veut forcer le passage en occultant la question préjudicielle de l'honorable Jean-Baptiste Edayé, du groupe parlementaire Add- Paix et développement, laquelle question voudrait que le rapport apprêté par la commission des lois sur la proposition de résolution de destitution du président de l'Assemblée passe en priorité à l'ordre du jour. N'ayant pas donné une suite à la question, le camp des députés FCBE et les 48 députés signataires de la résolution se sont lancés dans des discussions qui ont duré plus de 4 heures d'horloge. Pendant que les députés Chabi Sika, Débourou, Dègla et autres conseillent au président d'appliquer le règlement intérieur en forçant le passage, le camp d'en face se braquent et évoquent les art 79 et 46 du même règlement intérieur qui font obligation de résoudre la question préjudicielle. De long en large, les deux partis ont parlementé sans pouvoir s'entendre. Dépassé par les événements le président lui-même demande une suspension de 30 mn ; à la reprise toujours pas de consensus. « Monsieur le président en fonçant la tête baissée, vous risquez de tomber dans le trou », conseille le député Gbadamassi du G13. Il insinue que la diplomatie législative est en panne ; à l'en croire le président aurait dû négocier pendant la suspension qu'il a demandée. Les députés se regardent en chiens de faïence pendant 5 minutes ; même l'intervention du ministre Noudogbessi pour rappeler l'importance des deux ratifications à l'ordre du jour et dont l'un des bailleurs exige son vote au plus tard le 31 juillet 2008 au risque que le Bénin perd le projet, n'a émoussé l'ardeur des députés qui voulaient que le président Nago évacue la question préjudicielle. Les rapports de force ont été si tendus à tels points qu'après deux suspensions le président Nago a été obligé de suspendre la séance pour une 3è fois sur proposition de l'honorable Tidjani Serpos qui a conseillé au président d'aller en Conférence des présidents pour revenir avec une solution qui apaise tout le monde. Ce qui fut fait trop tard. C'est dire donc que l'ordre du jour sera modifié et prendra en compte  la question préjudicielle. La conférence des présidents est toujours en réunion et n'a pas encore délibéré. 

         

Publié par tacirsus à 21:43:49 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

Bénin/ Un ancien prisonnier élu député en visite guidée à l'hémicycle | 02 juillet 2008


Par Martin Aïhonnou Le célèbre richissime homme d'affaire Séfou Fagbohoun, élu député de la 5è législature est allé rendre visite ce jour mercredi 2 juillet 2008 au président de l'Assemblée Nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago .Un tête à tête qui a duré environ deux heures d'horloge. Rien n'a filtré de l'entretien que les deux hommes ont eu. A la sortie de l'audience, le député a dit avoir rendu juste une visite de courtoisie au président de l'Assemblée Nationale. Pour le député Séfou Fagbohoun, les entretiens ont tourné autour de la prochaine plénière dont il venait d'être informé. Pour prouver à son hôte sa marque d'hospitalité, le président Nago a accompagné le député Séfou Fagbohoun jusqu'à son véhicule. Ensuite une visite guidée a conduit ce dernier à l'hémicycle; accompagné de l'ancien président de l'Institution, Antoine Kolawolé Idji, membre du parti MADEP et du secrétaire général du MADEP, Kint Aguiar, le député Séfou Fagbohoun a découvert pour la première fois l'hémicycle, ce haut lieu de la politique. Talonné par une question des journalistes de savoir le signe sous lequel il place son mandat, le célèbre député affirme qu'il n'est plus capable de procréer mais que son petit fils qu'il aura prochainement s'appellera " La paix", insinuant par ses propos détournés qu'il est enfin sorti de prison pour rejoindre l'hémicycle oû il pourra désormais exercer ses prérogatives d'élu de la Nation. Rappellons qu'aux  heures chaudes des débats sur l'affaire Sonacop, le président du CPI, le richissime homme d'affaire Séfou Fagbohoun, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a été coffré par le pouvoir en place. Déposé à la prison civile de Cotonou, il y séjournera deux ans environs; de sa cellule, il bénéficie des  suffrages des populations de la 20è circonscription, ce qui lui permet d'être élu député; évacué en France pour raison de santé, il bénéficie d'une liberté provisoiresans caution sur une décision de la Cour Suprême.  Dès le 07 juillet 2008, il participe à sa première plénière. Surnommé le lion d'Aja-ouèrè, localité oû il est très célèbre son arrivé à l'hémicycle pourra t-il changer les donnes dans la crise qui secoue actuellement le Parlement ? Wait and see!

Publié par tacirsus à 22:39:54 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (1) |

Sénégal/ Bureau de l'assemblée nationale : Wade affaiblit Macky Sall | 25 juin 2008


Par G. Nesta DIOP (Walf Fadjri) Le renouvellement du bureau de l'Assemblée nationale intervenu hier est marqué par l'arrivée en force de Modou Diagne Fada comme troisième vice-président. Confirmant ainsi son retour en grâce auprès de Me Wade et du Pds. Au même moment, des proches du président de l'Assemblée nationale se voient recalés. C'est le cas du député Mbaye Ndiaye qui perd sa place de vice-président et de Aliou Sow désormais ex-président de la commission affaires étrangères, tous deux, farouches défenseurs de Macky Sall.

Les députés ont procédé hier au renouvellement du bureau de l'Assemblée nationale à l'occasion de la première session ordinaire de l'année 2008. Un renouvellement qui a de forts relents de ‘démackysation'. En effet, la composition du nouveau bureau laisse apparaître une forte présence de députés plus ou moins hostiles au président Macky Sall. Là où ses farouches défenseurs ont été tout simplement écartés. C'est le cas du député-maire des Parcelles Assainies, Mbaye Ndiaye qui a perdu hier son poste de vice-président de l'Assemblée nationale, de même qu'Aminata Diallo. Ils laissent ainsi leurs places à Salif Bâ (septième vice-président) et Ndiawar Touré - qui remplace feu Abdou Latif Guèye à la cinquième place - aux côtés de Modou Diagne Fada qui devient le troisième vice-président de l'Assemblée nationale. Renforçant ainsi le cercle des ‘frères' ennemis de Macky Sall qui œuvraient à l'époque pour sa destitution du perchoir de l'Assemblée nationale et de son poste de numéro deux du Pds.

Pis, l'ancien ministre de la Jeunesse, le député Aliou Sow, a été défenestré du poste de président de la commission des Affaires étrangères. Il cède sa place à un ancien ‘ennemi' de Macky Sall, en l'occurrence le député-maire de Guédiawaye Bocar Sedikh Kane.

Même si entre-temps, les libéraux sont revenus à de meilleurs sentiments, on ne peut s'empêcher de croire que Mbaye Ndiaye et Aliou Sow, qui ont défendu Macky Sall contre vents et marées, paient leur proximité avec le président de l'Assemblée nationale. Pourtant, le député-maire des Parcelles Assainies refuse de le croire. ‘S'il est vrai que je suis enlevé de mon poste de vice-président à cause de ma proximité avec Macky Sall, c'est une grave erreur', souligne-t-il. ‘Et ce serait grave parce que nous avons la compétence de servir Me Wade sur le registre de la loyauté et de la fidélité'.

Même discours du côté de Macky Sall qui ne lit aucun signe d'hostilité à son égard. Le président de l'Assemblée nationale estime, en effet, qu'il faut ‘éviter la stigmatisation'. C'est pourquoi, explique-t-il, ‘je ne voudrais pas voir le départ de certains membres du bureau comme étant une sanction due à notre proximité. Certains qui ont fait leur entrée dans le bureau, sont aussi mes amis. Donc, il faut remettre les choses dans leur contexte', tempère Macky Sall.

Par ailleurs, il faut noter que Modou Diagne Fada vient de conforter ses relations avec ses frères libéraux qui l'avaient exclu du parti. Invité à retourner au bercail, le leader de la coalition ‘Waar wi', jusqu'ici président du groupe parlementaire ‘Démocratie et progrès', se voit propulsé au poste de troisième vice-président de l'Assemblée nationale, chipant la place de Aïda Mbodj qui recule.

Le nouveau bureau a reçu l'onction de 102 voix pour et 25 contre.

Les alliés de la coalition Sopi encore ignorés : Me Elhadj Diouf demande ‘plus de respect et de considération' de la part du Pds

Les souteneurs de Me Wade qui avaient grossi les rangs de la Coalition Sopi à la présidentielle et aux législatives n'ont toujours pas encore été récompensés. Du moins si on se fie à la composition du bureau qui a été élu hier. En effet, on remarque l'absence de la quasi-totale des alliés de la coalition Sopi dans le nouveau bureau de l'Assemblée nationale qui ne compte qu'un seul vice-président issu des rangs des souteneurs. Il s'agit du porte-parole de l'Urd qui conserve son poste de huitième vice-président. Tous les autres vice-présidents sont des libéraux. D'autant plus que Modou Diagne Fada, qui n'a jamais voulu quitter le Pds, ne peut être considéré comme représentant les souteneurs de Wade. Même le seul poste de vice-président qui avait été attribué au député Latif Guèye a été récupéré par les libéraux.

La Cap 21 représentée par son coordonnateur Iba Der Thiam doit également se sentir lésée. En tout cas, le député Me El Hadji Diouf, membre de la coalition Sopi, n'a pas caché hier sa colère en demandant ‘un peu plus de respect et de considération' de la part du Pds. Car, fulmine-t-il, ‘ce n'est pas le Pds qui a élu Me Wade. C'est plutôt la coalition Sopi. Et c'est cette même coalition qui a remporté les élections législatives'.

Composition du nouveau bureau de l'assemblée nationale

Le nouveau bureau de l'Assemblée nationale élu hier se compose comme suit : le député Iba Der Thiam est resté premier vice-président suivi d'Abdou Fall. Modou Diagne Fada devient troisième vice-président à la place d'Aïda Mbodj qui est désormais quatrième vice-président. Khoureichi Thiam a été élu à la cinquième place, suivi du député-maire de Rufisque Ndiawar Touré. Ce dernier remplace feu Abdou Latif Guèye. Salif Bâ fait son entrée à la septième place. Quant à Diégane Sène (Urd), il conserve sa huitième place dans le bureau.

Cependant, on ne note pas de grands changements au niveau des secrétaires élus. Daour Niang Ndiaye, Gnagna Thouré, Georges Tendeng, Joseph Ndong et Abdoulaye Dieng n°1 ont été reconduits à leur poste. Tandis que l'ex-vice présidente Aminata Diallo fait son entrée dans l'équipe des secrétaires élus. Les questeurs sont restés les mêmes avec Mamadou Lamine Thiam et Awa Diop.

NB: Le renouvellement est intervenu le mardi 24 juin2008

Publié par tacirsus à 13:54:27 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

Sénégal/ Le député Tafsir Thioye veut un plus grand respect pour le drapeau national | 25 juin 2008

Par Mbaye Sarr DIAKHATE ( Le Soleil)Le député libéral Tafsir Thioye a déposé, hier, une proposition de loi portant sur le drapeau national. Dans son exposé des motifs, le texte souligne que le respect du drapeau national et de ses symboles, la maîtrise de leur sens et leur appropriation constituent un devoir pour tout bon citoyen.

Le jeune député propose que la présence du drapeau national à l'entrée de toute institution de la République ou établissement public du Sénégal soit rendue obligatoire. La proposition de loi interdit aussi formellement de brûler ou de déchirer le drapeau national, sous peine de sanctions. Tafsir Thioye souhaite aussi, dans son texte soumis à l'approbation du Parlement, que les responsables administratifs, d'institutions ou d'établissements publics veillent scrupuleusement au respect des dispositions des articles de cette proposition de loi, sous peine de sanctions administratives fixées par décret, et de suspension à des compétitions électorales pendant une période d'au moins deux ans.

Sidéré de voir, à l'occasion de manifestation sportives et autres, des jeunes compatriotes porter le drapeau d'autre pays, Tafsir Thioye prévoit qu'il soit interdit à tout citoyen sénégalais d'arborer de façon ostentatoire le drapeau d'autres pays lors de manifestations publiques, sportives ou culturelles.

Dans l'exposé des motifs, le député a défendu qu'il devienne ainsi obligatoire, pour les dirigeants, dans l'exécution de leurs obligations régaliennes, de prendre des mesures incitatives et à la limite coercitives pour faire respecter certains symboles sacrés comme le drapeau national. Ce qui, naturellement, obéit à une logique de bonne gouvernance et de management responsable des affaires publiques.

Pour le député, l'objet de la proposition de loi, loin de verser dans un nationalisme béat, devrait permettre aux citoyens de se rappeler leurs devoirs, mais aussi et surtout de se familiariser avec leur drapeau national. Il vise aussi à faire renaître et renforcer chez les populations, surtout les jeunes, le patriotisme, le civisme et la citoyenneté qui ne sont nullement de vains mots, mais un esprit, un comportement et une manière de se conduire.

Dans un contexte mondial marqué par l'hégémonie économique et culturel des grandes puissances, la publicité, l'incivisme et l'absence d'éducation, cette présente proposition de loi devrait permettre à l'Etat de se renforcer davantage et de renforcer la respectabilité et la sacralité de ses institutions.

 

 

Publié par tacirsus à 13:03:47 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

Lisbonne/ Sommet des présidents de l'Union européenne | 19 juin 2008

Info express: Du 20 au 21 juin 2008 les présidents de parlements des pays membres de l'Union européenne vont réfléchir à Lisbonne sur le thème: " «Nouvelles responsabilités pour les parlements nationaux et nouveau partenariat entre les parlements nationaux et le parlement européen découlant du traité de Lisbonne ». Cette réunion se tient sous l'hégide de Monsieur Jaime Gama, Président de l'Assemblée de la République portugaise.
A cette occasion  M. Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale française fera une intervention.

      

 

Publié par tacirsus à 14:04:56 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

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