• Sénégal/ Macky Sall sous procédure de destitution

    PROPOSITION DE LOI « SADA NDIAYE » : Le vote aujourd'hui en plénière

     

    Par Seydou KA (Stagiaire/ Le Soleil) Sans surprise, l'Assemblée nationale, qui s'est réunie hier en session extraordinaire, a décidé d'examiner en procédure d'urgence la proposition de loi « Sada Ndiaye ». La conférence des présidents, qui s'est réunie suite à la suspension de la séance plénière, a fixé le calendrier des travaux convoquant immédiatement la commission des Lois pour l'examen de la proposition de loi. La plénière reprend aujourd'hui à 10 h pour le vote définitif du texte de loi. En l'absence de Macky Sall, c'est Iba Der Thiam, premier vice-président de l'Assemblée nationale, qui a présidé la réunion préliminaire pour l'examen de la proposition de loi « Sada Ndiaye ». Les députés ont décidé, sans surprise, par 85 voix contre 18 et 2 abstentions, d'examiner la proposition de loi en procédure d'urgence. La Conférence des présidents, après délibération, a fixé la convocation séance tenante de la commission des Lois et la plénière pour le vote aujourd'hui à 10 heures. Une décision que dénoncent certains membres de la majorité comme Demba Diop qui, tout comme son collègue non inscrit, Mbaye Niang, estiment qu'il n'y a « aucune urgence réellement motivée en ce qui concerne cette proposition de loi et qu'elle doit emprunter la procédure normale ». Pour Moustapha Cissé Lô, farouche défenseur de Macky Sall, les Sénégalais « ne veulent pas de cette loi » et que, du point de vue de la justice, les membres du bureau sont élus pour un an, mandat qui doit s'achever en juin ; par conséquent, même si la loi passe, on ne peut pas obliger le président de l'Assemblée à partir avant ce délai. A ces arguments, Doudou Wade, président du groupe parlementaire libéral, oppose les dispositions de l'article 60 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale qui stipule, selon lui, que « l'examen de la loi doit se faire dans la session en cours », qui doit se terminer le 15 octobre. D'après lui, « ce sont les dispositions du règlement intérieur ». Son collègue Modou Diagne Fada, lui, évoque le « blocage de l'Assemblée » suite à la crise de confiance entre l'Exécutif et le président Macky Sall. Des arguments qui sont, en tout cas, loin de convaincre les députés de la minorité qui, eux, jugent que « l'urgence est ailleurs », notamment les inondations et les délestages, comme le souligne Ndèye Fatou Touré du mouvement « Tekki ». Elle accuse ses collègues de la majorité de vouloir régler des querelles de parti à l'Assemblée.

     

     


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