• Promotion des Tics au Bénin

    1 -LES OPERATEURS ECONOMIQUES DENONCENT LE PLAN-TIC

    Le boom technologique des années 90 a fait un petit bond au Bénin, pays situé en Afrique de l'ouest; pour bon nombre de Béninois les Tics ne sont plus aujourd'hui une affaire de pays développés; cependant le Bénin n'est pas encore sorti de l'auberge quant à l'appropriation de cet outil phénoménal. Les opérateurs économiques ont en effet tenu un forum pour dit haut ce qu'ils pensent tout bas. L'utilisation des Tics dans le secteur privé au Bénin est un défi qui reste à relever; malgré l'effort que le gouvernement béninois tente de faire sur le plan des Tics, un vide se crée un peu plus chaque jour.Le plan Tic qui existe au Bénin ne rassure guère les opérateurs économiques qui ressentent de plus en plus l'utilité des Tics dans le secteur privé.Les 16 et 17 mai 2007, ils ont organisé à Cotonou un forum du secteur privé sur les Tics et c'est par la voie du Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin, Ataou Sofiano, qu'ils ont exprimé leur indifférence par rapport à ce plan qui existe depuis bientôt un an. " Le plan Tic est inconnu du grand public et les opérateurs économiques ne savent pas ce que ce plan peut leur apporter", a martelé Ataou Sofiano, lors de l'ouverture de ce forum. Que sert donc un plan, s'il est élaboré pour être rangé après dans les tiroirs? Le paradoxe est vite arrivé lorsqu'on sait que ledit plan Tic a pour ambition de réduire la fracture numérique au Bénin et permettre la généralisation, la vulgarisation et l'utilisation grand public des Tics; en effet, les Tics peuvent aider le secteur privé à se développer. Grâce aux Tics les opérateurs économiques peuvent réduire les charges financières, éviter les pertes de temps et s'ouvrir sur la société de l'information; malheureusement le plan Tic que le chef de l'Etat béninois, le Dr. Boni Yayi a souhaité de tous ses voeux dès son entrée en fonction sommeille dans les tiroirs.Que faire? Franchir un autre pas pour l'émùergence d'une véritable société de l'information au Bénin.Par Martin Aïhonnou

     

     

    2 - Montée de la cyber criminalité en Afrique de l'ouest
    Une vigie permanente pour décourager les acteurs
     
    L'implication des nouvelles technologies dans la vie quotidienne des africains est une réalité indéniable de nos jours. Cependant, la fracture numérique, la faiblesse de la maîtrise de tous les paramètres de ces technologies et « l'apartheid technologique » entretenu par le Nord amènent des esprits malsains et malveillants à abuser de  la conscience des utilisateurs. Mensonge, impossibilité de localisation, escroquerie de toute nature, extraction abusive de mails et d'adresses électroniques, violation de la vie privée, sont autant de crimes dont sont victimes les usagers des Tics notamment Internet et la téléphonie mobile avec le rooming. Décryptage ! Sessi T.
     
    Site Internet fictif ! Des offres alléchantes de bourses d'études en Europe. Des simulacres de rencontres internationales en Guinée Bissau ou ailleurs dans le monde à l'endroit des dirigeants d'Organisations Non Gouvernementales (Ong). Des pseudo opportunités d'emplois ! Autant de canulars ou de ruses entretenus par des esprits malins sur Internet pour escroquer des victimes.
    Jean-Claude, jeune cadre d'une organisation non gouvernementale à Cotonou, a été saisi par un mail. Le mail dit ceci : « Vous êtes choisis au nom de votre organisation pour faire partie de la délégation africaine devant participer au forum mondiale sur le rôle de la société civile dans le lutte contre la pandémie du sida en Afrique aux Etats-Unis. Nous prenons en charge votre séjour, votre voyage durant les sept jours du forum. Mais il revient de confirmer votre participation en vous inscrivant auprès de monsieur X, notre représentant en Afrique de l'ouest basé au Togo en lui envoyant un coupon réponse de 85 dollars Us avec une certification de réservation de deux jours d'hôtel en Guinée Bissau, car au retour des Etats-Unis, une étape de constitution de réseau des ongs africains dans le domaine de lutte contre le sida aura lieu dans  ce pays. »
    Pour Jean-Claude il s'agit d'une aubaine ! Soit. Il se mit à se rapprocher du représentant basé à Lomé. Il prit la prit la peine un jour, pour se rendre à Lomé. « J'ai essayé en vain de joindre le  correspondant. Mais ma joie fut grande lorsque j'ai été rappelé sur mon téléphone par un numéro qui affiche l'indicatif 225, celui de la Côte d'ivoire. Au bout du fil une voix me répond et m'informe de ne plus appeler ce numéro, mais de faire toutes les opérations indiquées par Internet. Et la suite me sera donné par téléphone » se confit-il. Jean –Claude suit le processus de voyage et envoie l'argent et essaie par le biais de transfère d'argent d'obtenir une réservation confirmée par téléphone, mais sans l'envoie en retour d'un papier dûment signé à cet effet.  Dans cette opération Jean Claude a dépensé une bagatelle de 750 mille francs cfa. Une fois les sous encaissés, plus de communication entre Jean Claude et les pseudo organisateurs de conférence ou rencontre internationale. « Une fois qu'ils ont reçu les sous, je n'ai plus aucune suite de leur part » regrette-il en brandissant les reçus des opérations qu'il a effectué.
    Il s'agit d'un cas d'escroquerie, par le biais des Tics. Sans risque de se tromper, des cas comme celui de Jean se compte par plusieurs dizaines chaque jours en Afrique. Il va falloir que les autorités en charge de régulation des tics notamment dans les pays en développement prennent des mesures draconiennes pour décourager à jamais ces réseaux mafieux et de criminels qui profitent négativement des tics.
    De plus les utilisateurs doivent savoir que des opportunités « cadeaux » n'existent nul part au monde, à plus forte raison pas sur Internet, où règnent  insécurité, inégalité et exclusion sociales. Toutefois un travail de sensibilisation des dessous des technologies est vivement recommandé pour rétablir tout le bon sens des services inestimables que rendent les tics dans le processus de développement en Afrique.
     

     

     

     

    3- LA DOCUMENTATION DE L'ASSEMBLEE NATIOANLE ENFIN DEPANNEE?

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    Depuis des lustres, l'ordinateur central de la salle de documentation de l'Assemblée Nationale est tombée en panne et la photocopieuse est inactive Les démarches auprès des autorités de l'Institution aux fins de renouveler le PC qui a emmagasiné pendant des années des données documentaires et parlementaires sur son disque dur, ont été vaines ; il y a seulement 48h, les autorités de l'Institution viennent de donner leur quitus pour remplacer cet outil central de la documentation et d'être regardant envers la photocopieuse qui sert à toute la Maison. Les sources nous indiquent qu'au plus tard demain, de nouveau matériel va servir à la documentation. Pour ne pas perdre les données enregistrées sur le PC amorti, le doyen de la documentation, M. Gankpé et le chef service de la documentation, M. Guêdêgbé, ont pris toutes les dispositions nécessaires pour transférer ces données sur le disque dur du nouveau PC ; en conséquence, il est souhaitable que les autorités compétentes de l'Assemblée Nationale réagissent rapidement aux doléances relatives à la détérioration des matériels et surtout à l'amélioration du parc informatique de l'Institution, la 2è du pays.

     

     

     

     4- Société de l'information
    Les TICs au cœur du développement

    Avec une croissance exponentielle, les Technologies de l'Information et de la Communication (TICs) gagnent tous les secteurs de la société. Pas étonnant ! Plus aucun marché ne se négocie sans le téléphone, l'Internet et ses auxiliaires. Les TICs facilitent l'amélioration des conditions de vie et de travail, garantissent la qualité. C'est la raison pour laquelle, plus aucune société n'imagine le développement sans eux.
    Déla Fidèle TAMADAHO
    La concurrence fait rage dans la société à travers l'information. Le nombre des cybernautes n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Les Technologies de l'Information et de la Communication (TICs) étendent de façon vertigineuse leurs tentacules. A Cotonou, le portable est dans toutes les mains. De plus en plus, en vue de se faciliter la tâche, les ministères exigent l'informatisation de leur administration. Cela ne fait nul doute au vu d'une part de toute la publicité qui est faite autour de l'importance des (TICs). D'autre part, nous sommes dans une société de communication. L'Internet et les Tics sont au cœur de la communication et représentent des moteurs du développement. Un savant n'a-t-il pas déclaré que « l'analphabète de notre siècle est celui qui ignore tout de l'Internet et ses dérivés? ».
    Pour Gilbert Capo-Chichi, technicien en informatique au projet Cerco, un collège béninois, « On ne peut plus parler de développement sans les TICs ». Et pour cause explique-t-il, les Tics ne renferment pas que l'Internet. Certes, celui-ci est le réseau des réseaux. En amont comme en aval de lui, il y a des services. Mais les Tics renferment aussi le GSM et par ricochet le portable, les serveurs, la communication sans fil, etc. C'est tout un ensemble d'appareils électroniques qui facilitent la communication et l'information.
    Bien que changer les habitudes ne soit pas chose facile, une transformation fondamentale s'opère dans notre société. La portée de celle-ci se mesure à l'adoption de nouveaux comportements socio économiques, signe de l'installation d'un nouvel environnement. Environnement dont la particularité reste la vitesse à laquelle les informations sont rassemblées, puis transmises. Tout cela est possible grâce à l'avènement des Tics. En vue d'accélérer le développement, le Sommet mondial de la société de l'information s'est donné pour mission de travailler à rendre les Tics accessibles à une grande partie de la planète. Vivement que ses efforts aboutissent.

     

    5 -Crimes et délits au Bénin
    Le Net fait de nouveaux voyous

    Une nouvelle race de criminels est en train de voir le jour au Bénin. La cybercriminalité que l'on croyait le propre du grand voisin de l'Est se développe de plus en plus dans le pays au point d'ameuter les autorités à divers niveaux.

    Kokouvi EKLOU

    « J'ai failli me faire avoir. N'eût été la vigilance d'un de mes cousins, j'aurais pu perdre toute mon épargne ». Ainsi, confiait Roger D., un employé d'une société de la place. Fasciné par les attraits de l'Internet qu'il a découvert il y a peu de temps, il est tombé sur un mail qui l'invite à héberger sur son compte bancaire une grosse fortune. Cette opération devrait lui rapporter gros. D'après cette correspondance, Roger devrait communiquer à son interlocuteur le numéro de son compte bancaire et attendre que la fortune tant promise lui soit virée. Fou de joie, à l'idée de se voir fortuné, il en parle à l'un de ses cousins, celui-là même qui l'a initié à l'Internet. Informé de ces pratiques il arrive à dissuader Roger de se faire prendre à ce jeu malsain qui appâte de milliers d'incrédules. La cybercriminalité, selon M. Pierre Dovonou, expert en Technologies de l'information et de la communication, se définit comme toute forme d'activité criminelle conduite à partir des TIC. Et au Bénin, ce mal, a-t-il indiqué, grandit de jour en jour. « On sait que le mal existe mais on ne dispose pas de statistiques pour mesurer son ampleur », déplore-t-il. Pis, le mal contrairement à ce qu'on croit, n'est pas le propre des voisins de l'Est (les Nigérians). Les Béninois excellent également dans ces délits qui se manifestent par l'escroquerie, l'entretien de réseaux de pornographie et de faux mariage, les vols d'identité et d'adresse IP à des fins criminelles, la délivrance de faux diplômes. Activité immatérielle, la cybercriminalité est menée, de l'avis de M. Pierre Dovonou, par « des gens au-dessus de tout soupçon qui se font passer pour des entrepreneurs et des hommes d'affaires » mais qui se révèlent à travers leurs activités de grands truands. Face aux nombreuses plaintes de victimes de cette nouvelle race de criminels qui investissent les cybercafés des différentes villes du pays et commettent leur forfait sous le couvert de sociétés et d'adresses fictives, les autorités béninoises à divers niveaux ont pris à bras-le-corps le problème. Les différents foras organisés autour de la cybercriminalité montrent toute leur volonté à lutter contre ce phénomène. Diverses recommandations ont sanctionné ces rencontres tenues sur cette nouvelle forme de criminalité. Il s'agit entre autres de procéder à l'actualisation du code pénal pour réprimer désormais les actes d'escroquerie, de faux et usage de faux comme des crimes et non des délits, de veiller au respect des dispositions existantes en matière d'ouverture de cybercafé, de faciliter les recherches des services de police et de gendarmerie dans le cadre des enquêtes judiciaires, de créer et équiper des structures compétentes de la police pour lutter contre l'escroquerie, le faux et usage de faux et former le personnel en conséquence. Il a été également recommandé la création d'un centre de surveillance du commerce électronique placé sous la tutelle de la Direction générale de la police nationale, l'essai à titre expérimental des « cyber-patrouilles » à Cotonou et à Porto-Novo pour discipliner les usagers sur leurs activités, la création d'une structure de contre-espionnage dans le domaine des TIC placée sous l'autorité du Président de la République, la collaboration des responsables des banques et institutions financières avec les services de police et de gendarmerie dans le cadre des enquêtes relatives aux cas d'escroquerie, de faux et usage de faux et ce, dans le strict respect de leur déontologie. Face à toutes ces recommandations, M. Dovonou appelle l'Etat à l'action. Au-delà de la nécessité de spécialiser les agents de la brigade économique et financière dans la lutte contre la cybercriminalité, il invite l'Etat béninois à disposer du « chiffre noir » de la cybercriminalité. Ceci aux fins de mieux cerner l'ampleur du phénomène. 

     

    <o:p> 6- Facilitation des échanges à l'époque moderne
    Les NTIC : le sésame à des connaissances multiformes instantanées

    Finie cette époque où pour régler un problème quelconque, il était obligatoire, essentiel de rencontrer physiquement son interlocuteur ou d'attendre que le temps fasse son œuvre pour obtenir son courrier. Aujourd'hui, tout appartient à tous, grâce à la magie des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Marcel KPOGODO

    Joëlle, Terminale B, a un exposé en Economie. Contrairement à son frère Bertrand, de quinze ans son aîné, agent commercial à la Nouvelle Société des Assurances du Bénin (NSAB) qui, confronté à la même situation qu'elle quelques années plus tôt, lorsqu'il faisait la même classe, aurait accumulé anciens cahiers, livres et d'autres types de documents sur le sujet, les aurait potassés, en aurait tiré une synthèse à proposer à ses camarades à travers un plan, elle, aujourd'hui, ne perdra pas de temps : il lui suffit d'aller dans un cybercafé, de décomposer les aspects de son thème sur Google, de trouver une kyrielle de réponses, de les analyser et de faire un agencement synthétique afin de résoudre la préoccupation de son thème. Richard, lui, jeune entrepreneur, spécialiste de formation en vente, en marketing, en représentation commerciale, etc., n'a pas le temps et les moyens pour investir dans la communication sur ses prestations en faveur des entreprises, sa clientèle privilégiée. Alors, pas d'autre choix que la messagerie Internet pour toucher le maximum des entreprises béninoises sans frais de timbre, d'affiches publicitaires, d'insertion dans les journaux ou de spots à la radio et à la télévision. Une économie énorme en plus de l'atout dont il dispose de relancer ses correspondants par des courriers électroniques sans frais supplémentaires ; le portable lui sert aussi à faire du commerce MLM. Mais, Sylvain, vacancier, s'ennuie et veut se faire de nouveaux amis : le tchatche sur Internet. Enfin, Albertine : pas de difficultés à joindre son fiancé en Irlande et à lui envoyer des photos, à en recevoir de lui, vu qu'elle dispose d'un portable à caméra. Les comportements de Joëlle, Richard, Sylvain et Albertine devant un ordinateur montrent que les NTIC, actuellement TIC, facilitent l'acquisition de connaissances de tous ordres et, dans des délais extraordinairement courts. Donc, vive les TIC.
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