• L'oeil de biche

    La Lépi et le véto de l’UN

     

    Le chef suprême des Armées, après avoir mis en place toute une armada, pour lancer le RENA, une formule simplifiée de la Lépi (Liste Electorale Permanente Informatisée), a lancé sa troupe sur le champ de bataille. Volontaristes, prompts et engagés, les ministres de la République avaient abandonnés bureaux climatisés et fauteuils roulants pour aller conquérir les Oui du peuple, ingrédients nécessaires pour conclure d’un soutien populaire à la réalisation de la Lépi en dépit du véto de l’Union fait la Nation, un groupe de leaders hétéroclites, rangés en ordre de bataille. Ils ont parcouru tout le pays, du nord au sud de l’est à l’ouest pour sensibiliser les populations, leur inculquer l’urgence d’une Lépi pour les joutes électorales couplées de 2011. De peur que le peuple soit endoctriné par des voix peu recommandables, les ministres avaient tout l’air des agents recrutés par le contrôleur permanent de supervision de la Lépi : plus que l’art de convaincre, ils avaient à leur portée le patois pour faire passer le message convenu. Depuis le Palais, les échos parvenaient au chef suprême des Armées que sur l’autre front, des rebelles étaient prêts à mettre à mal le processus, dans lequel étaient engagés maintenant : le pouvoir, le peuple, les agents recenseurs parachutés dans une zone Z et les cartographes recrutés. Il apparaît évidemment qu’à l’analyse des faits que des désaccords sur des principes de la réalisation programmée d’une Lépi uni décor et non consensuelle, sont la pomme de discorde. C’est alors que le chef suprême des Armées initie une rencontre formelle avec les leaders de l’UN pour s’enquérir des nouvelles qui se répandent dans la cité. Toujours sur ses gardes le chef des leaders évoque des principes non négociables ; il propose une pause du Turbo lancé sur la Lépi qui est un instrument très sensible dans l’appareillage électoral. A défaut de faire marche en arrière, avertit-il, il propose au nom de ses paires d’imposer par la loi un véto qui va contraindre le chef suprême des Armées de déposer les armes. Je dois moi-aussi déposer mon stylo et rentrer dans ce labyrinthe où il m’est maintenant difficile de répondre à cette énigme : « A qui va céder ? »

    Par M.A.

     


    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :