Depuis le 12-07-2006 :
283225 visiteurs
Depuis le début du mois :
3904 visiteurs
Billets :
260 billets
Selon l'art 72 de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution en République du Bénin qui stipule que: « Le Président de la République adresse une fois par an un message à la Nation. Il peut aussi à tout moment, adresser des messages à l'Assemblée Nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toute fois inspirer l'Assemblée. », le Chef de l'Etat, le Dr. Boni Yayi, est allé ce jour à Porto-Novo pour s'acquitter de sa tâche. Et c'est 48 h après le vote du Budget Général de l'Etat, gestion 2007, que le Chef de l'Etat béninois délivre son premier discours sur l'état de la Nation. C'est donc tout heureux que le Président de la République s'est présenté devant la Représentation nationale pour remercier les députés d'avoir doté très tôt, l'Etat de son premier Budget qui lui permettra de poursuivre sa politique de développement. S'agissant des grandes questions de l'Etat qui agitent les esprits en ce moment, à savoir la chèreté de la vie, l'économie, la sécurité , etc, le Chef de l'Etat a présenté chaque situation et a ensuite fait savoir les mesures envisagées dans chaque secteur. En matière de sécurité, le Chef de l'Etat a reconnu que le tissu sécuritaire laisse apparaître quelques failles ces derniers temps ; ce qui n'augure pas d'une bonne sécurité des biens et des personnes et ne rassure pas les investisseurs. Pour pallier rapidement cette faille, le Chef de l'Etat envisage créer un conseil national de sécurité pour une opération de sécurité intensive afin de rassurer les populations. Sur le plan économique, beaucoup d'anomalies crées et entretenues par l'ancien régime ont fait que les Finances de l'Etat ont reçu un sérieux coup jusqu'au 6 avril, date de prestation de serment du Président de la République : l'accumulation des arriérés de salaires et l'utilisation abusive des Ordres de paiement ont maintenus le taux de croissance à 3.5% contre un objectif fixé à 7%. Selon le Chef de l'Etat, la résorption de la crise qui en est suivi, nécessite des mesures hardies telles que l'assainissement des Finances publiques, la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Toujours dans la dynamique d'améliorer la politique sociale et économique, le Président de la République entend faire du Bénin un pays émergeant, qui attire les investisseurs et cela, il l'entend l'assurer par la stabilité économique, le maintien des acquis démocratiques et la formation d'une qualité humaine à travers l'éducation, les soins de santé et l'amélioration des conditions de vie des populations rurales. Il résume ainsi ses réformes en 6 orientations à atteindre d'ici 2009 : à savoir : la valorisation du capital humain et d'une administration de développement, l'assainissement du cadre économique, le renforcement des bases de l'économie, la mise en œuvres des réformes structurelles des secteurs de l'énergie, de l'eau et des télécommunications et la recherche d'un développement équilibré. Dans son discours top chrono de 45 mn, Le Chef de l'Etat n'a pas occulté les questions de l'offensive diplomatique qu'il mène depuis son arrivé au pouvoir, au-delà des frontières du Bénin à travers ses nombreux voyages ; il a ensuite évoqué le transfert des compétences aux communes qu'il entend faire passer par un forum avec les Maires ; aussi a-t-il parlé de la relecture de la Constitution voire sa modernisation ; il a dit enfin parlé de la loi sur la charte des partis qui sera bientôt examinée pour permettre de clarifier le paysage politique du pays, de la justice qui a pour socle le droit et de la dépénalisation des délits de Presse qui ne sera envisagé, dit-il, qu'à travers la consécration de la responsabilité du journaliste. Arrivé au Palais des gouverneurs à 12 h 38, le Chef de l'Etat a eu droit aux honneurs militaires. ; il a fait son entée à l'hémicycle à 12h 53mn ; il a enclenché les premiers mots de son discours à 13 h et a fini par les voeux de nouvel An à tout le peuple béninois et une prière solennelle ; il quitte le Pais des gouverneurs 10 mn plus tard ; tout cela se passe en présence des Présidents des Institutions de la République, des membres du gouvernement, du corps diplomatique et consulaire et des représentants des organismes internationaux. Par Martin Aïhonnou
Publié par tacirsus à 19:43:14 dans Politique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par tacirsus à 18:47:21 dans Politique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par tacirsus à 18:18:29 dans Politique | Commentaires (0) | Permaliens
En prélude à la journée nationale de lutte contre la corruption, le 08 décembre, décrétée par le gouvernement du Dr. Boni Yayi, Président de la République du Bénin, nous avons posé 7 questions records à M. Jean Baptiste Elias, Président de l'Observatoire de la Lutte contre la Corruption ( OLC ), c'était le 13 novembre dernier.
Q- 4 Avant que vous ne soyez porté à la tête du FONAC et pendant que vous êtes président de ce front là, est ce qu'on peut dire que l'on tenté une fois de vous corrompre ?
J.B E : Le corrupteur ne dit jamais je suis venu vous corrompre, c'est justement ça qu'il peut faire, il ne dit jamais je suis venu vous corrompre, oui ça je vous donne pour votre petit déjeuner, je vous donne ça pour le bonbon des enfants, je donne ça pour votre femme, je donne ça pour votre famille etc., il vous appartient à vous de savoir ce que vous devez faire pour faire la différence entre ce que vous êtes et ce qui va vous conditionner pour faire quelque chose demain ; en tout cas s'il arrive qu'il y ait un lien de parenté et que vous êtres à un niveau où on pourra venir vous demander un service un jour alors abstenez vous de prendre ce que les gens peuvent appeler cadeau et puisse que sur cette base on pourra indirectement vous conditionner à faire ou ne pas faire ce que vous ne devez pas faire et qui rentre dans le cadre de la corruption. Moi personnellement je suis vigilant, c'est pas d'aujourd'hui que j'essaye d'être vigilant.
Q-5 D'après vous quels sont les moyens utilisés généralement pour corrompre ?
J.B E : Les moyens utilisés pour généralement corrompre, il n'y a pas de moyen en tant que tel. Il y a la grande corruption et la petite corruption, la corruption c'est qu'on vous donne quelque chose, on vous promet quelque chose, on vous donne de l'argent, on vous paye une villa clé en main qu'on vous remet, on vous achète une voiture, on vous donne un billet pour voyager, on vous paye les hôtels ou bien alors on vous met sur la place une femme pour que vous puissiez tomber dans l'escarcelle de cette femme là, les étudiantes sont très très à cheval sur ça pour pouvoir s'offrir à leurs professeurs pour prendre des notes ou alors de pouvoir prendre des diplômes etc. Il y a plusieurs choses qu'on peut faire, il vous appartient d'être lucide et de savoir ce qu'il faut faire pour éviter ça ?
Q-6 Quelles peuvent être les conséquences de la corruption sur un état ?
Q-7 L'Etat Béninois s'emploie t-il a lutté réellement contre la corruption ?
Q-8 Quels peuvent être ses sentiments lorsqu'on sort vainqueur d'une bataille juridique pour la lutte contre la corruption, je veux parler du procès Jean-Baptiste Elias/Lazare Sèhouéto ?
J.B E : Il n'y a aucun sentiment, surtout par un sentiment de triomphalisme pas du tout. Il y a seulement à savoir que la justice vient de donner une leçon à tous ceux qui sont aux affaires aujourd'hui et ils doivent comprendre qu'ils doivent bien se comporter pour le travail qu'ils font sinon ils seront rattraper un jour et si on est rattraper un jour, on répond de ce qu'on a fait et le problème se pose actuellement, la Haute Cour de Justice est maintenant un peu fonctionnelle, les Ministres vont passer là-bas pour pouvoir rendre compte de ce qu'ils ont fait, je souhaite que les Ministres puissent sortir blanc comme neige et qu'ils aient bien géré se pays pour que la justice puisse les blanchir. C'est ce que je propose.Interview réalisé par MartinA.
Publié par tacirsus à 14:52:35 dans Société | Commentaires (2) | Permaliens
1|
Commentaires