• Bénin/ Le président de l'Assemblée confronté à une question de destitution

     

    Par Afriksenatorium Les députés de la 5è législature se sont réunis ce jour au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. La plénière qui a été ouverte par le président Mathurin Nago a plutôt envenimé les choses. La non inscription de la question de sa destitution à l'ordre du jour paraît être une fuite en avant pour les signataires du projet de résolution de destituion qui fait objet d'un rapport de la commission des lois depuis le 13 juin 2008. L'objet de la question a ouvert la voie à un rapport de force qui a fait fléchir le président Nago. Il était difficile pour le président de l'Assemblée Nationale, le professeur Mathurin Nago d'avancer d'un iota le dossier relatif au financement partiel du projet de protection côtière à l'est de cotonou, tellement le passage pour y parvenir était si étroit qu'il a dû reconsidérer sa position malgré le diktat qu'il a voulu imposer à ses collègues. « Nous sommes une assemblée d'élus de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Nation" w:st="on">la Nation</st1:PersonName> », ne cesse de rappeler le député Force-clé Eric Houndété au président Nago qui veut forcer le passage en occultant la question préjudicielle de l'honorable Jean-Baptiste Edayé, du groupe parlementaire Add- Paix et développement, laquelle question voudrait que le rapport apprêté par la commission des lois sur la proposition de résolution de destitution du président de l'Assemblée passe en priorité à l'ordre du jour. N'ayant pas donné une suite à la question, le camp des députés FCBE et les 48 députés signataires de la résolution se sont lancés dans des discussions qui ont duré plus de 4 heures d'horloge. Pendant que les députés Chabi Sika, Débourou, Dègla et autres conseillent au président d'appliquer le règlement intérieur en forçant le passage, le camp d'en face se braquent et évoquent les art 79 et 46 du même règlement intérieur qui font obligation de résoudre la question préjudicielle. De long en large, les deux partis ont parlementé sans pouvoir s'entendre. Dépassé par les événements le président lui-même demande une suspension de 30 mn ; à la reprise toujours pas de consensus. « Monsieur le président en fonçant la tête baissée, vous risquez de tomber dans le trou », conseille le député Gbadamassi du G13. Il insinue que la diplomatie législative est en panne ; à l'en croire le président aurait dû négocier pendant la suspension qu'il a demandée. Les députés se regardent en chiens de faïence pendant 5 minutes ; même l'intervention du ministre Noudogbessi pour rappeler l'importance des deux ratifications à l'ordre du jour et dont l'un des bailleurs exige son vote au plus tard le 31 juillet 2008 au risque que le Bénin perd le projet, n'a émoussé l'ardeur des députés qui voulaient que le président Nago évacue la question préjudicielle. Les rapports de force ont été si tendus à tels points qu'après deux suspensions le président Nago a été obligé de suspendre la séance pour une 3è fois sur proposition de l'honorable Tidjani Serpos qui a conseillé au président d'aller en Conférence des présidents pour revenir avec une solution qui apaise tout le monde. Ce qui fut fait trop tard. C'est dire donc que l'ordre du jour sera modifié et prendra en compte  la question préjudicielle. La conférence des présidents est toujours en réunion et n'a pas encore délibéré. 

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