• Bénin/ La tradition du boycott au Parlement béninois

    Le Pdt de l'Assemblé Nationale du Bénin, M.C.Nago

    Par Martin Aihonnou Les députés béninois n'ont pas pu effectuer ce jour l'ouverture de la 1ère session ordinaire de l'année. Le quorum n'ayant pas été atteint, le président de l'Assemblée Nationale, Mathurin Coffi Nago a été contraint de renvoyer les cérémonies officielles d'ouverture à 72 heures conformément aux dispositions de l'art 85 de la Constitution béninoise. C'est devant la représentation diplomatique, les présidents d'Institutions et les têtes couronnées venus honorer de leur présence à cette cérémonie solennelle, que le président Nago a fait le constat amer que seulement 21 députés ont fait le déplacement du Palais des gouverneurs et qu'en plus le gouvernement a été sous représenté. Alors les mots lui manquaient pour exprimer sa désolation devant ce boycott organisé par les députés de l'opposition qui est devenu une " Res repetita " (une chose qui se répète) depuis qu'il a pris le perchoir de l'Assemblée Nationale. « Je suis vraiment désolé, l’ouverture n’aura pas lieu ; néanmoins je remercie les présidents d’Institutions et les diplomates qui ont fait le déplacement ; nous reportons l’ouverture pour le vendredi prochain à 10h ; vous n’êtes pas obligés de revenir, car je ne vous ferai plus subir les caprices des uns et des autres… », a-t-il dit à l’endroit de ses hôtes dans un discours introductif improvisé. En effet, depuis que l'opposition a renversé la balance de la majorité en sa faveur, elle a décidé de tirer du joug du pouvoir leur président qu'ils taxent de rester trop attaché au président de la République qui lui donnerait des injonctions  (refus de convoquer des sessions extraordinaires, manœuvre pour déclarer irrecevable une proposition de loi, patati patata…). N'ayant plus d'autres moyens de l'en empêcher, ils usent du pouvoir de la majorité pour boycotter l'ouverture des sessions ordinaires et le rejet de ses rapports d'activité. Dans cette perspective, l'on peut espérer que son rapport d'activité soit rejeté une énième fois. La conclusion à tirer est que le président Nago coupe enfin le lien " ombilical " qui relie le parlement au gouvernement. Qu'en penses-tu TOI ?

     


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