• Bénin/ L'argent dicte sa loi à l'hémicycle

     

     

    Par Ulvaeus BALOGOUN ( Tribune de la capitale) Le développement  de l'actualité politique nationale ces derniers jours traduit en filigrane la volonté manifeste du chef de l'Etat et de ses proches de fragiliser les forces anti-Yayi réunies au sein des forces ''G'' et ''F''. Pour ce faire, tous les moyens sont mis à contribution.

    Affaibli à l'Assemblée Nationale par les forces coalisées dites de l'opposition, le camp présidentiel a souffert le martyr à bien d'occasions pendant l'année écoulée. Le  rejet de la loi des finances rectificatives en novembre 2008 et l'épisode tonitruant de la désignation des représentants du parlement à la Haute Cour de Justice et dans les parlements régionaux et sous régionaux en sont une illustration parfaite. Mais avec le vote du budget général de l'Etat, exercice 2009, de nouvelles interrogations se posent surtout quant on sait que l'intervention de Rosine Soglo, au cours du vote, a été déterminante et favorable au pouvoir. Une situation qui dévoile ainsi le rapprochement entre le pouvoir et la Rb et qui d'ailleurs se traduit par les audiences répétées accordées par le chef de l'Etat au 1er adjoint au maire de Cotonou et à la présidente de la RB, Rosine Soglo. Cette tentative de rapprochement semblable à une épée de Damoclès pèse sur la coalition des forces anti-Yayi réunies au sein du G4, G13 et de Force clé et constitue une stratégie du camp présidentiel afin de démobiliser ses adversaires politiques. En témoigne le cas du débauchage de Kint Aguiar et de François Abiola, tous deux responsables du Madep et actuellement ministre au sein de l'équipe gouvernementale de Boni Yayi. Le cas de Zéphirin Kindjanhoundé qui a claqué les portes de la Rb pour se retrouver dans la mouvance présidentielle et le dernier cas en date du 31 décembre 2008 du député Isidore Gnonlonfoun qui a fait ses adieux au groupe parlementaire PRD-PRS pour la mouvance. Ces départs justifiés ou non fragilisent la coalition G4, G13 et Force clé tout en constituant des indices patents favorables à la reconstitution de la majorité parlementaire au profit du chef de l'Etat. Somme toute, face à la tournure des évènements politiques, il apparaît que les forces politiques opposées au régime du changement sont en mauvaise posture à moins de redéfinir les bases pour une concrétisation efficiente des engagements des assises d'Abomey et de Bohicon.

     


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