• Afrique du Sud/ Tabo M'Béki forcé de déposer le tablier présidentiel

     Par Georgette Nice ( correspondente spéciale) Le samedi  20 septembre 2008, le bureau directeur de l'ANC (Congrès national africain) prend la décision de retirer à Tabo M'Béki le mandat présidentiel. Après un conseil extraordinaire des ministres, le Président M'Béki  va livrer ce jour 21 septembre2008 à partir de 17 h 30 TU  un message à la Nation. Le Parlement se réunira en début de  semaine en vertu des dispositions de la Constitution de 1996 pour désigner un président intérimaire qui va assurer l'intérim pendant 30 jours aux termes desquels il sera pourvu à son remplacement soit par des élections anticipées soit par un vote au Parlement. En avril 2009 doivent se tenir les élections générales. Cette crise politique sans précédent en Afrique du sud profite à Jacob Zuma, président en exercice de l'ANC qui a fait objet d'acharnement politique de la part du président M'Béki, dans une affaire de pots de vin. Blanchi par le juge Peter Morris Bourg, l'ANC, parti majoritaire au Parlement, récupère l'affaire qui a causé des dissensions au sein du parti et accuse Tabo M'Béki de faire pression sur la justice pour nuire à Zuma à qui il voulait barrer la voie de briguer un mandat présidentiel. Tabo M'Béki à qui l'ANC vient de retirer le mandat présidentiel, n'ira pas au bout de son 2è mandat, lui qui a eu le privilège de succéder à Nelson Mandela à la tête du pays en 1999, après avoir pris la présidence de l'ANC deux ans plus tôt. Selon plusieurs observateurs de la vie politique sud-africaine, Tabo M'Béki est victime de son autoritarisme et de ses manœuvres à la tête du pays. Pour Brillant S., porte parole de l'ANC : «  la décision de retirer le pouvoir à M'Béki a été prise de façon démocratique et ce n'est ni une victoire pour Zuma ni une victoire pour M'Béki ; mais c'est la victoire de la démocratie sud-africaine.» Pour l'opposition représentée au Parlement par le groupe parlementaire ‘Alliance démocratique' : «  le départ de M'Béki va ramener la stabilité politique et combler le vide du pouvoir, constaté à la tête du pays ». Interrogée par une chaîne de télévision sud africaine, Sandra Bota, présidente du groupe parlementaire ‘Alliance démocratique', affirme que : « M'Béki a des côtés positifs mais a aussi des côtés dangereux », elle ajoute que son bilan à la tête du pays est mitigé ; par contre on peut lui reconnaître le mérite d'avoir travaillé à la stabilité économique du pays et d'avoir hisser le pays sur la scène internationale et pour son rôle joué sur le continent. ( cf photo-Xinhua/AFP)

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